Définition du mois # 10 – Autochtones

ANALYSE - Ce mois-ci, le Centre International pour la Paix et les Droits de l'Homme (CIPADH) traite de la définition des "autochtones". Situées partout dans le monde, ces populations font face à de nombreux défis. Il est donc intéressant d'étudier comment une définition générale s'appliquant à des communautés pourtant si singulières les unes des autres a pu être élaborée, puis d'analyser quelles sont les garanties et les faiblesses des protections légales qui en découlent. Finalement, l'exemple des cas concrets du Canada, de l'Australie et du Brésil permettent de mettre en exergue les difficultés communes et particulières que rencontrent ces "peuples autochtones". 

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Aboriginal Kid - Source: Flickr

« Populations indigènes », « peuples autochtones », quel terme pour quelle définition ?

Comment définir, avec une terminologie précise et claire souvent requise lorsque l’on parle de droits, les populations minoritaires aux caractéristiques et aux histoires distinctes ?  En effet, le vocabulaire existant pour qualifier ces groupes humains est divers et varié. Bien que certains termes péjoratifs ou empruntés aux théories évolutionnistes soient prescrits, il n’en reste pas moins un grand nombre. Pour se référer aux minorités natives d’un territoire, les approches sociologiques et anthropologiques offrent de nombreuses épithètes allant de « tribus », « ethnie », à « indigènes » ou « autochtones » [1].

 C’est notamment sur cette question de qualification que s’est penché le groupe de travail des Nations Unies sur les populations autochtones, mis en place en 1982. Le débat autour du terme correct à employer a en effet été l’un des premiers défis auquel les experts ont dû faire face. Dès la session initiale en 1982, les premières controverses ont vues le jour et ont été abordées par les membres du groupe. Ces démêlés se sont conclues avec la décision que la définition choisie devrait obligatoirement prendre en compte à la fois des critères objectifs comme « la continuité historique » et des caractéristiques « subjectives » telle que la notion d’auto-identification [2]. Néanmoins, pour répondre aux besoins d'une définition précise, les experts ont finalement, lors de la seconde session du groupe de travail, décidé de nommer « indigènes » les groupes ayant une continuité historique précoloniale et qui se considèrent distincts des autres communautés devenues groupes dominants sur leurs territoires d’origine [3]. Cependant, cette définition a rapidement été critiquée pour son imprécision, liée au fait qu’elle était difficilement différenciable du concept de minorité. De plus, un autre point ayant fait polémique au sein de la communauté internationale était la confusion entre l’utilisation de « population » ou « peuple » autochtones.  Alors que les organisations luttant pour les droits des autochtones ont argumenté en faveur de « peoples » (peuple), les Etat semblaient en revanche avoir une préférence pour le terme « people » (gens, population) [4]. En effet, la sémantique est ici importante étant donné que le terme «  peuple » peut être interprété, sous le prisme du chapitre XI de la Charte des Nations-Unies (1945), comme octroyant aux « peuples » le droit à l’autodétermination, ce qui a des retombées sur  leur indépendance [5]. Bien que l’utilisation du terme « peuple » a été privilégié par le groupe de travail précédemment mentionné, la terminologie a toujours été et continue à être contestée par les Etats qui, par peur de revendications séparatistes, ont veillé à l’emploi systématique de « people » ou « population » dans les documents contraignants de l’ONU [6].

Cette difficulté terminologique peut être illustrée par les deux seuls instruments juridiquement contraignants en matière de « peuple autochtones » existants, soit la convention 107 relative aux populations aborigènes et tribales (1957) et la convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux (1989) de l’Organisation internationale du travail [7]. En effet, on peut constater une évolution sémantique entre ces deux textes internationaux. Tout d’abord, alors qu’en 1957 on parle de « populations aborigènes », ces dernières sont adressées en tant que « peuples indigènes » en 1989. Cette évolution de « populations » à « peuples » apporte une dimension collective, homogène et inclusive aux membres des communautés autochtones [8]. De plus, on observe le remplacement du terme « aborigène » par celui d’ « indigènes ». En raison de sa connotation péjorative dans la langue français, celui-ci a été remplacé dans les textes les plus récents par « autochtones », mais il reste cependant le terme privilégié dans la langue anglaise et espagnole, où les dimensions coloniales et raciales sont absentes [9]. C’est donc en raison de la subjectivité et du système de références propre à chaque langue que les termes varient d’« aborigènes » à « autochtones » ou « indigènes », permettant ainsi une internationalisation et une meilleure compréhension juridique, malgré les barrières linguistiques.

 C’est notamment à cause de la complexité associée à cette tâche qu’en 2007, les Nations Unis ont, dans la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, privilégié des caractéristiques spécifiques à une définition concrète et concise [10].  Les quatre éléments fondamentaux de l’autochtonie sont donc : la continuité historique, la différence culturelle, le principe de non-dominance et l’auto-identification [11]. Le premier correspond au besoin de pouvoir observer une continuité historique entre les populations en question et les habitants originels d’un territoire avant sa colonisation [12]. Ensuite, il est essentiel que ces populations autochtones se reconnaissent en tant que tel et protègent une culture et des traditions différentes de celles de la majorité sociétale du territoire dans lesquelles elles vivent [13]. De plus, ces groupes marginalisés par la société et les individus qui les composent doivent avoir conscience d’appartenir à une communauté membre du « peuple autochtone » [14]. Il aura donc fallu près de vingt ans pour établir des critères de définition clairs et précis qui laissent toutefois une marge d’interprétation selon le contexte culturel, mais qui favorisent une plus grande inclusivité et une meilleure protection aux « peuples autochtones ».

 Une reconnaissance, pour quelles garanties ?

Comme susmentionné, les seuls instruments internationaux ayant un pouvoir juridique contraignant sur les Etats sont les deux conventions de l’OIT. La première, datant de 1957, adresse la protection et l’inclusion des populations autochtones dans les pays indépendants, alors que la seconde, rédigée en 1989, aborde les obligations de non-discrimination à l’encontre de ces dernières [15]. La convention de 1969 reconnaît leur droit coutumier, territorial, aux ressources, à l’éducation, à la santé et à la sécurité, obligeant ainsi les vingt-deux Etats membres à respecter ces libertés [16]. De plus, bien que certains droits soient reconnus par cette convention, les « peuples autochtones » ne bénéficient pas de tous les droits originellement octroyé aux « peuples ». En effet, en l’article 1 de la présente convention, les parties affirment que l’expression « peuples » ne peut en aucun cas mener à une interprétation « ayant des implications de quelque nature que ce soit quant aux droits qui peuvent s'attacher à ce terme en vertu du droit international » [17]. Par cette provision, des Etats privent les « peuples autochtones » du droit à l’autodétermination et ceux-ci qui se trouvent attribués un statut sans personnalité juridique claire [18]. A travers cette stratégie, les Etats assurent donc la protection et la défense à la fois de leur intégrité territoriale, mais aussi de leur souveraineté politique [19]. Cependant, cette oscillation entre plusieurs personnalités juridiques comme « minorités » ou « peuples » donne lieu à l’absence d’identité juridique définie pour ces communautés. Une raison pour cela est que ces populations ne peuvent pas être considérées comme « minorités », étant donnée leur poids démographique mais aussi pour des raisons historiques. Il est important de rappeler que ces « peuples » n’ont pas renoncé à leur souveraineté de manière libre et consentie, mais qu’elle leur a été retirée par la force physique et la marginalisation sociale [20].  Néanmoins, ce problème d’identité juridique a été résolu avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007).

Bien que non contraignant pour les Etats, ce texte très complet possède un pouvoir politique puissant (soft law), établissant les standards en matière de droits des « peuples autochtones » qui sont pour la première fois considérés de manière égale aux autres peuples [21]. Par cette déclaration, l’Assemblée générale des Nations Unies reconnaît le droit à l’autodétermination (art. 3), duquel découle différentes libertés politiques, économiques et culturels comme le droit à l’autonomie et à la libre administration des affaires locales (art. 4), de participer à la vie politique (art. 5), de conserver et développer les institutions et les coutumes (art. 34) et de décider du développement économique, social et culturel de la communauté (art.3). De plus, ce texte accorde aussi par l’article 27 le droit des « peuples autochtones » sur leurs terres, ressources et territoires. Cependant, un élément innovant émane de cet article, dans la mesure où il fait référence aux droits susmentionnés sur les territoires occupés, mais aussi sur ceux que les communautés autochtones occupaient traditionnellement et qui leurs ont étés pris, en fait ou en droit [22]. Des droits collectifs et individuels ainsi que des principes de non-discrimination ont aussi été reconnus par l’Assemblée générale [23]. Par cette déclaration, l’Assemblée générale a donc mis un point d’honneur à édifier des standards progressistes et innovants servant de guide aux Etats encouragés à suivre ces dispositions [24]. Bien que leur application ne puisse être contrôlée étant donné la nature non-contraignante de ce texte, les pays ont nonobstant développé à l’échelle régionale certains textes juridiques inspirés par la déclaration, pour lesquels des mécanismes de mise en œuvre et de contrôle existent.

Les trois systèmes juridiques régionaux les plus développés en la matière sont sur les continents africain, américain et européen. Dans les articles 19 à 24 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981), les droits politiques, sociaux et territoriaux sont reconnus aux peuples autochtones.  La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, établit avec la Charte, est chargée d’interpréter et d’élaborer une jurisprudence en la matière, est l’instance de dernier recours pour les questions de violations des droits des peuples et se charge de protéger et promouvoir les droits humains dans les Etats membres, par le biais d’examens et de rapports [25]. Alors que le continent africain apparaît comme un acteur novateur et pionnier en matière de droits des peuples autochtones, l’Organisation des Etats américains est quant à elle en pleine élaboration d’une déclaration des peuples qui protègerait les dimensions culturelles, écologiques, territoriales et sécuritaires des peuples autochtones [26]. Bien que la Commission interaméricaine ait pour ambition de protéger les droits humains et que la Cour a déjà statué de manière favorable à un renforcement des droits des peuples, un texte contraignant reste un élément primordial pour une meilleure protection et application de ces droits [27].  Même si l’Union Européenne semble généralement être un acteur proéminent en matière de promotion de droits humain, son Conseil n’a pour l’heure élaboré aucun mécanisme de sauvegarde des droits des peuples autochtones [28]. Cependant, certains articles (de non-discrimination par exemple) de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (1950) sont appliqués à ces peuples qui ont la possibilité de saisir la Cour en cas de violations.

   Quelques exemples, le Canada, le Brésil et l’Australie

Pour mieux comprendre les enjeux autour de la question des peuples autochtones, il est intéressant d’examiner trois cas concrets d’Etats ayant des communautés autochtones importantes sur leurs territoires.

Le 16 décembre 2015, le Premier Ministre (PM) Canadien Justin Trudeau avait une nouvelle fois (la première fois entant en 2008, sous l’ancien PM Stephen Harper) demandé pardon aux peuples autochtones pour les violences subies dans le passé, au nom de l’Etat fédéral canadien [29]. En effet, l’histoire des « First Nations » est lourde, douloureuse et difficile à porter pour l’Etat canadien qui est coupable d’avoir « cherché à réécrire leur histoire distincte, à éradiquer leurs langues et leurs cultures en imposant plutôt des traditions et des modes de vie coloniaux » [30]. Dès la fin du XIXème siècle, le gouvernement forçait les enfants issus des communautés autochtones à rejoindre les 139 pensionnats religieux présents dans le pays [31]. C’est donc là-bas, pendant plus d’un siècle, qu’a eu partiellement lieu le « génocide culturel » reconnu en 2008, au cours duquel des enfants « First Nations » ont été contraints de renier leurs langues maternelles et leurs traditions ancestrales et forcés à s’assimiler en adoptant les « modes de vie coloniaux » [32]. Sur ces 150'000 enfants enlevés à leurs parents - jugés inaptes à les éduquer en raison de  leur « race » [33]-, nombreux ont vécu des violences, des abus et approximativement 3'200 y ont péris en raison de maladies comme la tuberculose [34]. C’est afin de réparer ces atrocités que le Premier Ministre actuel a affirmé vouloir mettre en œuvre les quatre-vingt-quatorze recommandations de la Commission de vérité et réconciliation [35]. Parmi ces dernières est adressée la question des femmes autochtones, qui continuent aujourd’hui à être victimes de violences, meurtres ou disparitions. En 2015, il était estimé que près de 4'000 femmes autochtones ont été portées disparues ou tuées au cours des trente dernières années [36]. Malgré le combat acharné mené par diverses associations, de nombreux cas restent aujourd’hui non résolus et les violences persistent. A travers l’exemple du Canada, on note que malgré les excuses publiques étatiques, les réalités vécues par les peuples autochtones restent marquées par l’inégalité et la discrimination. De plus, rappelons que le Canada avait en 2007 refusé la Déclaration des Nations Unies sur la question et c’est seulement en 2017 que l’Etat la reconnaît. Cependant, peu de changements concrets semblent avoir été faits en dix ans, malgré l’apparente bonne volonté de la classe politique [37]. Le Canada n’est pas le seul pays à être responsable de  discriminations administrées aux peuples autochtones : l’Australie, pays au passé coloniale important, rencontre les mêmes défis.

C’est en 2008 que l’Etat australien, alors sous le gouvernement de Kevin Rudd, avait pour la première fois, lui aussi, présenté ses excuses officielles aux aborigènes d’Australie pour le traitement passé infligé [38]. Essentielles pour le processus de paix et de réconciliation sociale, les excuses manifestent souvent une volonté de créer une nouvelle ère d’intégration, afin de tenter de réparer les tords du passé. Malgré ce mea culpa public, le gouvernement reste encore aujourd’hui coupable de plusieurs exactions dont des violences et des actes de torture commis à l’encontre des aborigènes dans des centres de détention juvénile [39].  Ces brutalités marquent la continuation de l’époque coloniale, marquée comme au Canada par « les générations volées » à leurs parents et placés à l’écart de leurs communautés afin d’effacer leurs origines et les assimiler à la société coloniale [40]. Alors qu’aujourd’hui les peuples autochtones ne représentent plus que 3 % de la population australienne, ils constituent près de 50% des délinquants juvéniles [41]. Ces chiffres semblent être le fruit d’un système institutionnel miné par les inégalités, les discriminations et la ségrégation, poussant ainsi les peuples autochtones vers la criminalité [42]. Ces faits, connus depuis les années 1990, ont menés à l’émission de plusieurs centaines de recommandations visant à réparer les injustices, le racisme et le manque d’autodétermination politique par la Commission royale d'enquête sur les morts aborigènes en garde à vue [43]. Les peuples autochtones mènent donc, encore aujourd’hui, un combat contre la discrimination et pour l’égalité de traitement, qui ne peut pas être concrétisé par une manifestation et une pression internationale forte en l’absence de charte australienne sur les droits fondamentaux [44].

C’est notamment cet appui international que les peuples autochtones du Brésil sont allés décrocher à la COP23 de Bonn en automne 2017. Il a été estimé que près de 1’500 tribus ont été décimées depuis le début du  XVème siècle, avec une disparition de tribu par année durant le XXème siècle [45]. Aujourd’hui, le plus grand pays d’Amérique latine compterait encore environ 305 ethnies qui y habitent, faisant donc du Brésil un des pays les plus multiculturels au monde [46]. Cependant, depuis plusieurs années, les tribus autochtones sont victimes de meurtres ou contraintes de fuir leurs habitations. En effet, malgré leurs droits constitutionnels, le manque de délimitation des territoires tribaux par l’Etat empêche les peuples autochtones, en dépit de leur occupation de facto, d’en être les propriétaires de jure [47]. Ce flou politico-juridique mène donc à de nombreux conflits motivés par un intérêt économique pour les ressources du pays et les tribus se retrouvent expropriées de leurs terres. En effet, que ce soit par les firmes agroalimentaires ou les chercheurs d’or illégaux, les peuples autochtones sont souvent chassés de leurs terres traditionnelles, qui possèdent pour eux d’irremplaçables significations spirituelles. Cette primauté des intérêts économiques sur le droit menace profondément les peuples autochtones, qui auraient dû avoir selon la constitution et les textes internationaux, au nom du droit à la terre, accès à une délimitation et une protection de leurs territoires garanties depuis plusieurs décennies, ce qui n’est pas la cas [48]. En ne respectant pas ses devoirs et en réduisant la protection accordée à ses tribus (cinq des dix-neuf bureaux protégeant ces populations ont été fermés), l’Etat brésilien met ces populations vulnérables dans des situations de quasi-non protection [NYT]. Ceci est illustré par l’exemple de l’été 2017, où des miniers d’or ont été accusés d’avoir assassiné dix individus provenant d’une tribu sans contact extérieur [49]. La récurrence de ce type de phénomènes et la subséquente passivité du gouvernement ont mené certains militants à parler de « génocide » [50]. Le cas brésilien illustre que malgré l’existence de diverses protections légales, si l’Etat refuse de les appliquer, les peuples autochtones se retrouvent vulnérables à l’expropriation ou la mort et contraints de fuir.

Conclusion

Malgré le caractère originel de ces populations sur un territoire donné, elles ont été au fil du temps et de l’histoire soumises de force à l’occupation coloniale, qui les a dépouillé de leurs souverainetés, leurs droits et leurs cultures. Pour répondre à ces atteintes au multiculturalisme mondial, les Nations Unies ont longtemps travaillé et continuent de s’engager en faveur d’une meilleure protection et implémentation des droits des peuples autochtones. Cependant, malgré la reconnaissance publique des violences passées et les faibles protections internationales, les peuples autochtones restent dans leur grande majorité marginalisés par les gouvernements nationaux qui les poussent vers la pauvreté, l’expropriation, la discrimination etc. En effet, sans l’aide et la bonne volonté des gouvernements pour assurer les droits des femmes autochtones (Canada), les droits à la non-discrimination (Australie) et celui des terres et des ressources (Brésil), les peuples autochtones continuent d’être marginalisés économiquement et socialement. Cela mène donc à se demander dans quelles mesures la survie des peuples autochtones est possible si les Etats, souvent responsables de leurs précarités, ne sont pas leurs alliés ? Quelles options, hormis l’extinction, leurs restent-t-ils ? 

Par Line Barabant - Assistante de recherches au CIPADH

NOTES DE BAS DE PAGE

 [1] BELLIER Irène. Usages et déclinaisons internationales de l'"autochtonie" dans le contexte des Nations Unies. In : GAGNÉ Natacha, MARTIN Thibault et SALAÜN Marie. Autochtonies, vues de France et du Québec. Les presses de l'université laval, Dialog-le réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones, 2009, p. 79. Disponible sur : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00665548/document (Consulté le 12/12/2017).

[2] BARSH, Russel Lawrence. Indigenous peoples: an emerging object of international law. [en ligne.] American Journal of International Law, 1986, vol. 80, no 2, p. 374. Format PDF. Disponible sur: http://www.jstor.org/stable/pdf/2201975.pdf  (Consulté le 13/12/2017).

[3] Ibid.

[4] Humanrigths.ch. Les autochtones : peuples ou populations ?. [en ligne.] (modifié le 18 juin 2014) Disponible sur : https://www.humanrights.ch/fr/dossiers-droits-humains/droits-des-minorites/questions-conceptuelles/questions-litigieuses/autochtones-peuples-populations  (Consulté le 13/12/2017).

[5] BARSH, Russel Lawrence. Indigenous peoples: an emerging object of international law. Op.cit. [2] pp. 375-376.

[6] Humanrigths.ch. Les autochtones : peuples ou populations ?. Op.cit. [4].

[7] BELLIER Irène. Usages et déclinaisons internationales de l'"autochtonie" dans le contexte des Nations Unies. Op.cit. [1] p. 79.

[8] Ibid. p. 80.

[9] Ibid. p. 82.

[10] Humanrigths.ch. Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. [en ligne.] (modifié le 18 octobre 2016) Disponible sur : https://www.humanrights.ch/fr/dossiers-droits-humains/droits-des-minorites/standards-internationaux/documents-onu/declaration-nations-unies-droits-peuples-autochtones  (Consulté le 13/12/2017).

[11] Ibid.

[12] Ibid.

[13] Ibid.

[14] Ibid.

[15] Nations Unies. Les peuples autochtones et le système de protection des droits de l'homme des Nations Unies. 2013, p. 9 [en ligne.] Disponible sur : http://www.ohchr.org/Documents/Publications/fs9Rev.2_fr.pdf  (Consulté le 13/12/2017).

[16] Ibid. p.10.

[17] BELLIER Irène. Usages et déclinaisons internationales de l'"autochtonie" dans le contexte des Nations Unies. Op. cit.[1] p.84.

[18] Ibid. p.85.

[19] Ibid. p.86.

[20] Ibid.

[21] Humanrigths.ch. Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Op. cit.[10].

[22] Nations Unies. Les peuples autochtones et le système de protection des droits de l'homme des Nations Unies. Op. cit.[15] p. 6.

[23] Ibid. pp. 7-8.

[24] Ibid. p. 9.

[25] Ibid. p. 36.

[26] Commission interaméricaine des Droits de l’Homme. Projet de la déclaration interaméricaine relative aux droits des peuples autochtones. Ag/res.1022 (xix-o/89). [en ligne.] Disponible sur : https://www.cidh.oas.org/ProjetDeclartion.htm  (Consulté le 13/12/2017).

[27] Nations Unies. Les peuples autochtones et le système de protection des droits de l'homme des Nations Unies. Op. cit.[15] p. 37.

[28] Ibid. p. 38.

[29] TV5 Monde. Canada: Justin Trudeau demande pardon aux autochtones. [en ligne.] (modifié le 16 décembre 2015) Disponible sur : http://information.tv5monde.com/info/canada-justin-trudeau-demande-pardon-aux-autochtones-74934  (Consulté le 18/12/2017).

[30] BOUVIER-AUCLAIR, Raphaël. Trudeau dénonce à l'ONU « la grande faillite » du Canada vis-à-vis des Autochtones. Radio Canada [en ligne.] (modifié le 22 septembre 2017) Disponible sur : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1057110/justin-trudeau-discours-membres-assemblee-generale-onu  (Consulté le 18/12/2017).

[31] TV5 Monde. Canada: Justin Trudeau demande pardon aux autochtones. Op. cit.[29].

[32] Ibid.

[33] Courrier international. Canada. Amérindiens : un génocide culturel. [en ligne.] (modifié le 3 juin 2015) Disponible sur : https://www.courrierinternational.com/article/canada-amerindiens-un-genocide-culturel  (Consulté le 18/12/2017).

[34] TV5 Monde. Canada: Justin Trudeau demande pardon aux autochtones. Op. cit.[29].

[35] Ibid.

[36] The Guardian. Missing and murdered indigenous women in Canada could number 4,000. The Guardian [en ligne.] (modifié le 17 févrirer 2017) Disponible sur : https://www.theguardian.com/world/2016/feb/17/missing-and-murdered-indigenous-women-in-canada-could-number-4000  (Consulté le 18/12/2017).

[37] YVON Anne-Marie. La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones analysée par Ghislain Picard. Radio-Canada [en ligne.] (modifié le 12 septembre 2017) Disponible sur : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1055528/declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-peuples-autochtones-ghislain-picard  (Consulté le 18/12/2017).

[38] LE MOËL, Marie-Morgane. L'Australie demande "pardon" pour les souffrances infligées aux Aborigènes. Le Monde [en ligne.] (modifié le 13 févrirer 2008) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/02/13/l-australie-demande-pardon-pour-les-souffrances-infligees-aux-aborigenes_1010602_3216.html#Y2zdhi5Y4zlXScIm.99  (Consulté le 18/12/2017).

[39] PREAUD, Martin. En Australie, prison et torture pour les Aborigènes. Huffington Post. [en ligne.] (modifiée le 4 août 2016) Disponible sur : http://www.huffingtonpost.fr/martin-preaud/aborigenes-australie-minorites-_b_11328588.html  (Consulté le 18/12/2017).

[40] PATEE, Estelle. En Australie, la lente reconnaissance des Aborigènes et des insulaires. Libération. [en ligne.] (modifié le 6 avril 2017) Disponible sur : http://www.liberation.fr/planete/2017/04/06/en-australie-la-lente-reconnaissance-des-aborigenes-et-des-insulaires_1560201  (Consulté le 18/12/2017).

[41] PREAUD, Martin. En Australie, prison et torture pour les Aborigènes. Op. cit.[39].

[42] Ibid.

[43] Ibid.

[44] Ibid.

[45] Survival. Tribus autochtones du Brésil. [en ligne.] Disponible sur : https://www.survivalinternational.fr/galeries/bresil  (Consulté le 18/12/2017).

[46] La Presse.ca. Vives tensions au Brésil autour des territoires autochtones. La Press.ca [en ligne.] (modifié le 5 mai 2017) Disponible sur : http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201705/05/01-5095116-vives-tensions-au-bresil-autour-des-territoires-autochtones.php  (Consulté le 18/12/2017).

[47]. LIEBGOTT, Roberto. Le Brésil et les droits à la terre : une lutte historique qui se poursuit et s’intensifie. Mondialisation.ca. [en ligne.] (modifié le 8 décembre 2017) Disponible sur : https://www.mondialisation.ca/le-bresil-et-les-droits-a-la-terre-une-lutte-historique-qui-se-poursuit-et-sintensifie/5621465  (Consulté le 18/12/2017).

[48] WOOTSON JR. Cleve R. Authorities: Gold miners at a bar bragged about slaughtering members of a reclusive Brazilian tribe. The Washington Post. [en ligne.] (modifié le 11 septembre 2017) Disponible sur : https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2017/09/11/authorities-gold-miners-at-a-bar-bragged-about-slaughtering-members-of-a-reclusive-brazilian-tribe/?utm_term=.0104701740b9  (Consulté le 18/12/2017).

[49] DARLINGTON, Shasta. ‘Uncontacted’ Amazon Tribe Members Reported Killed in Brazil. The New York Times. [en ligne.] (modifié le 18/12/2017) Disponible sur : https://www.nytimes.com/2017/09/10/world/americas/brazil-amazon-tribe-killings.html  (Consulté le 18/12/2017).

[50] WOOTSON JR. Cleve R. Authorities: Gold miners at a bar bragged about slaughtering members of a reclusive Brazilian tribe. Op. cit.[48].

[51] La Presse.ca. Vives tensions au Brésil autour des territoires autochtones. Op. cit.[46].

 

WEBOGRAPHIE

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