Définition du mois #13 - Le populisme

En cette année 2018, le populisme fait les gros titres de l’actualité en Europe et ailleurs. Beaucoup de journalistes et de commentateurs politiques n’hésitent pas à désigner certains chefs d’États comme étant « populistes ». Ainsi, il est possible de lire que l’états-unien Donald Trump, le russe Vladimir Poutine, le philippin Rodrigo Duterte, le hongrois Viktor Orbán et le turque Recep Tayyip Erdogan sont des populistes1-2. Cependant cette liste ne s’arrête pas là, en effet, certains dirigeants qui ont fait campagne contre des candidats dépeint comme « populistes » sont également étiquetés de la même manière. Ainsi, le philosophe Marcel Gauchet, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) n’hésite pas à qualifier Emmanuel Macron de populiste3. Mais qu’en est-il de la réalité ? Qu’est-ce que le populisme ? La réponse à cette interrogation nécessite une profonde investigation dudit terme.

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Illustration de Donald Trump sous les traits de l'Oncle Sam - Source: Kalhh / Pixabay.

Étymologie du populisme

Comme le fait remarquer la politologue anglaise Margaret Canovan, « le populisme est l’un des mots les plus confus du vocabulaire de la science politique »4-5. Le mot populisme vient du mot peuple, or ce dernier provient d’une racine sémantique bicéphale. Premièrement, le mot grec dêmos fait référence au peuple dans le contexte de la démocratie athénienne6. Deuxièmement, le mot latin populus désigne un peuple subordonné à ses dirigeants. Ainsi, selon l’origine latine du peuple, celui-ci chercherait à s’ériger contre ses élites7.

Néanmoins, il est important de souligner que l’opposition entre la signification latine et grecque de mot peuple ne constitue pas le seule obstacle à sa définition. En effet, il est difficile de délimiter la frange de la population humaine faisant parti de ce peuple. En effet, selon les historiens français Maurice Agulhon et Pierre-André Taguieff, le peuple peut faire référence à une « majorité » qui s’exprime, à un « tout organique », ou à une « masse prolétaire »  de non-possédants8.

Il est cependant importer de noter que le flou entourant la définition du mot peuple n’est pas un obstacle à la quête de la définition du mot populisme. En réalité, un tel flou est au cœur même de la doctrine populiste. Margaret Canovan rappelle que le mot populisme est apparu dans la Russie tsariste du XIXème siècle à travers le mouvement narodnik,qui faisait campagne pour un retour des élites vers le narod, qui signifie le peuple en russe. Ce mouvement hétéroclite réunissant des fragments de la gauche anarchiste et de la droite anti-moderniste s’est illustré par une idéalisation du peuple et une opposition aux élites tsaristes. Ce peuple idéalisé n’a jamais été clairement défini par de tels intellectuels mais celui-ci est resté encré dans leur doctrine9-10.

Il Quatro Stato de Giuseppe Pellizza da Volpedo (1901). Ce tableau représente le Quart-État (prolétariat) qui marche contre l’oppression. Le tableau représente parfaitement l’imaginaire d’un peuple conscient et uni contre ses oppresseurs. – Source : Associazione Pellizza da Volpedo / Wikimedia Commons.

Ainsi, étant donné que le peuple reste dans un flou sémantique, le  suffixe « isme »  dans le mot populisme a une place prépondérante. En effet celui-ci fait référence à une idéologie, un discours ou un mouvement en faveur d’un objet donné11. Ainsi, le populisme peut se comprendre comme une idéologie, un mouvement et un discours en faveur d’un peuple non-défini et idéalisé.  En outre, il est important de souligner que les mouvements populistes peuvent se présenter comme étant de gauche, de droite ou indépendant, par conséquent, dans l’étude du populisme, ce qui définit un populiste n’est pas la typologie idéologique droite-gauche mais la structure discursive de l’appel au peuple12.

Néanmoins, il est important de mentionner que le populisme est un « isme » différent d’autres « ismes » apparus au XXème siècle comme le fascisme. En effet, ce dernier se caractérise par une opposition assumée à la démocratie et un attachement à une certaine homogénéité ethnique13. Au contraire, le populisme fait appel au peuple, mais il s’accommode de certaines procédures de vote démocratique, tout en étant critique du parlementarisme et de la technocratie14. Ainsi, le populisme reste une idéologie située dans la frontière interne du paradigme de la démocratie.  

 

Le populisme est méfiant vis-à-vis de la démocratie libérale

Le populisme est-il vraiment démocratique comme l’affirme le paragraphe ci-dessus ? En théorie, le populisme rejette la démocratie libérale et défend une conception alternative de la démocratie. Néanmoins, dans sa version extrême, le populisme peut rejeter des éléments fondamentaux de la justification procédurale de la démocratie comme le respect du résultat des élections. Il n’y a que cette version autoritariste du populisme qui implique une sortie du paradigme des idéologies démocratiques15.  

Dans son livre What is Populism?, le politologue allemand Jan-Werner Müller affirme que le populisme est anti-démocratique car il conteste les fondements des démocraties contemporaines. Selon Müller, les dirigeants populistes sont contre la stricte séparation des pouvoirs, les corps-intermédiaires et le pluralisme politique, car ils préfèrent avoir une interaction directe avec l’esprit du peuple. Ils se présentent souvent comme de simples interlocuteurs du peuple n’ayant de compte à rendre qu’à ce dernier16.  En outre, selon Müller, le populiste peut avoir un rapport ambigu avec les procédures de vote démocratiques si celles-ci vont contre ses intérêts, par conséquent, si le populiste perd certains votes, il peut se référer à la majorité silencieuse17. Néanmoins, l’explication de Jan-Werner Müller est quelque peu simpliste, en réalité, le populisme n’est pas intrinsèquement anti-démocratique, en effet, il convient de noter que de nombreux populistes se présentent comme les véritables représentants de la démocratie18. Ainsi, il serait plus précis de dire que, en théorie, les populistes défendent une conception alternative de la démocratie.

La démocratie libérale, aussi appelée démocratie constitutionnelle, se caractérise par un multipartisme et une constitution séparant le pouvoir judiciaire, législatif et exécutif. Une telle démocratie cherche à restreindre les pouvoirs d’un exécutif qui pourrait devenir tyrannique par des mécanismes de contrôle et des contre-pouvoirs. La démocratie libérale accepte la règle du vote majoritaire tout en garantissant des droits minimaux aux individus et aux minorités. La logique sous-jacente d’un tel système est le maintien de l’équilibre entre la volonté populaire et la liberté individuelle19. Dans un ordre d’idée similaire, le philosophe austro-britannique, Karl Popper, soutient le vote majoritaire dans une démocratie libérale permet de favoriser et légitimer l’alternance des partis politiques au pouvoir. Popper rejette la doctrine vox populi vox dei, en effet, il ne pense pas que la voix du peuple reflète celle de dieu, car, selon lui, une majorité d’individus peut se tromper20.  Ainsi, dans le paradigme de la démocratie libérale, la défense du vote majoritaire est basée sur l’idée d’alternance et de sanction par les urnes de l’exécutif, et non sur l’idée d’opinion majoritaire intrinsèquement juste21.

Au contraire, le populisme tend à s’accommoder avec une conception illibérale de la démocratie et la doctrine vox populi vox dei. En effet, la démocratie illibérale donne une place prépondérante à l’expression majoritaire du peuple, synonyme de souveraineté populaire infaillible22. Dans sa version la plus extrême, la démocratie illibérale rejette les droits fondamentaux des minorités si le pouvoir en place pense qu’un tel rejet est l’expression de la majorité23. Dans le même ordre d’idée, la démocratie populiste peut s’opposer à certains contre-pouvoirs et aux corps-intermédiaires comme les syndicats et les associations de la société civile. En effet, la doctrine démocratique populiste défend une interaction directe entre le peuple et le pouvoir. Le dirigeant populiste peut quelquefois considérer les syndicats comme des acteurs illégitimes court-circuitant un tel lien direct24

Il est cependant important de noter que l’appel au peuple défendu par la doctrine populiste flirte parfois avec la frontière externe du paradigme de la démocratie. En effet, le politicien populiste peut s’appuyer sur un résultat électoral réel pour être élu, mais il peut également mobiliser un discours symbolique centré sur la majorité silencieuse pour s’accrocher au pouvoir25. En conséquence, il est possible d’affirmer que la conception populiste de la démocratie tend à accorder moins d’importante au pluralisme politique, en outre, le populisme peut, dans certains cas, rejoindre le camp des pratiques non-démocratiques du pouvoir.


Le slogan de la « majorité silencieuse » peut être parfois utilisé par des politiciens populistes, étant donné que l’idée de « soutient de la majorité » est intrinsèquement ancrée dans leurs doctrines. Source : Gage Skidmore / Flickr.

 

Le populisme est le symptôme du dêmos éloigné du kratos

Une analyse plus approfondie du populisme peut être trouvée dans le livre Populism and the Mirror of Democracy édité en 2005 par Francisco Panizza, professeur de politique comparée à la London School of Economics and Political Science (LSE). Ce professeur explique que le populisme peut être analysé par plusieurs approches méthodologiques, celles-ci peuvent être historicistes, empiriques ou symptomatiques. Néanmoins, selon lui, la méthode symptomatique est la meilleure car elle vise à analyser les symptômes de la société et des acteurs qui la composent26. Selon la définition du symptôme développée par Sigmund Freud, celui-ci est la manifestation inconsciente d’un désir non assouvi. Une telle manifestation symptomatique a pour but de remettre en cause le statu quo, synonyme d’une réalité blessante pour l’ego de des individus27.

Francisco Panizza soutient que le populisme est le symptôme des démocraties contemporaines. En effet, il peut exister un désir non assouvi à l’intérieur d’une démocratie si celle-ci ne respecte pas son sens étymologique originel28. Pour rappel, la démocratie est composée de deux concepts, dêmos qui signifie le peuple et kratos qui désigne le pouvoir29. Si une grande partie du peuple ressent que le pouvoir n’est plus entre ses mains, alors certains mécanismes de réappropriation peuvent se mettre en place. Il convient de souligner que de tels mécanismes ne vont pas forcément dans les intérêts du peuple mais ils visent à mobiliser les frustrations profondes dudit peuple pour attaquer un pouvoir ressenti comme éloigné des gens ordinaires30.

Dans son article Populism, liberalism and democracy publié en mars 2018, le professeur de philosophie morale à l’Université Harvard, Michael Sandel, utilise également un langage « symptomatique » en soutenant que le populisme est le symptôme de l’échec des politiques progressistes qui n’ont pas su remettre en cause la version néo-libérale de la mondialisation31. Le professeur remarque que le rêve d’ascension sociale par l’effort est aujourd’hui illusoire aux États-Unis. En effet, Sandel souligne que les personnes qui sont nées dans le premier quintile de la distribution des revenus ont 43 pourcent de chances d’y rester. Parmi les personnes du premier quintile, seulement 4 pourcent d’entre-elles pourront atteindre le dernier quintile, synonyme des revenus les plus élevés32. Selon Sandel, le problème n’est pas que d’ordre économique, il s’agit également d’un problème qui affecte l’estime de soi des gens exclus de la croissance économique mondiale33.

En conséquence, les frustrations légitimes d’une partie du dêmos qui se sent éloigné du kratos, font émerger des personnalités comme Bernie Sanders à la gauche du spectre politique états-unien, et Donald Trump à la droite d’un tel spectre34. Au-delà de la question des frustrations légitimes, le populisme prend toujours la forme d’un discours disruptif et binaire remettant en cause les conventions sociales et le statut quo35.

 

Le populisme est un discours binaire

Comme le fait remarquer Francisco Panizza, le populisme est une narration binaire et simpliste de la réalité. En effet, le populisme soutient l’idée que le peuple est une entité homogène composée d’individus ayant les mêmes intérêts. Selon la vision du monde populiste, en dehors d’un tel peuple se trouverait des élites déconnecté du dêmos36. Cette façon caricaturale et simpliste de dépeindre le peuple est ce qui explique le discours binaire du populisme. Dans le même ordre d’idée, le discours populiste est imprégné d’une vision manichéenne du Bien et du Mal. Ainsi, selon la rhétorique populiste, le peuple serait animé par le Bien et les élites représenteraient le Mal absolu à abattre37.

L’idée de communauté est consubstantielle au populisme, en effet, celle-ci serait le lieu où les gens se sentent en sécurité. En dehors de celle-ci, se trouveraient des élites non-vertueuses et non-conformes à l’homogénéité des gens du « peuple ». En conséquence, il est possible d’affirmer que le populisme puise sa rhétorique dans la défense d’une communauté exclusive38. Il convient de noter que la création d’un « nous » et d’un « autre » crée un antagonisme à l’intérieur de la société. Un tel antagonisme peut être inexistant dans les faits, mais la répétition d’un discours binaire peut faire naitre des réelles tensions à l’intérieur de la société, de plus, de telles tensions peuvent se traduire en violence physique39. Ainsi, les « chasses collectives » contre les étrangers en Allemagne de l’est lancées à la fin août 2018 par l’extrême-droite allemande peuvent être la conséquence de la répétition d’un discours centré sur l’idée de communauté homogène vertueuse et de personne exogènes non-vertueuses40.

Tract du Front National de 1978, le slogan ci-dessus illustre l’idée de communauté exclusive. – Source : C.Bernard1975 / Wikimedia Commons.

Il peut être intéressant de revenir sur l’explication de la perception de l’autre développée par le philosophe français Emmanuel Levinas dans son livre Totalité et Infini pour comprendre la déshumanisation d’autrui promu par certaines formes de populisme. Selon ce philosophe, la connaissance humaine ne peut décrire autrui, car la description d’autrui sera forcément biaisée par nos yeux et nos propres connaissances humaines. Ce que l’humain peut voir ce n’est que le visage de l’autre, mais un tel visage ne dit rien sur les caractéristiques intrinsèques de l’autre. Derrière cette explication abstraite, Levinas tente de mettre en garde la tendance humaine à vouloir décrire l’autre avec une grille de lecture biaisée41. Or le populiste décrit toujours l’autre en fonction de sa propre grille de lecture manichéenne du monde, ainsi selon le populiste, l’autre sera toujours antagoniste et ennemi du « moi ».

 

Le mot de la fin : une pluralité de populismes et de bouc-émissaires

Le discours d’exclusion promu par le populisme résulte en une dichotomisation de l’espace politique, dans laquelle la pluralité des anciennes identités au sein d’un même pays se retrouve répartie dans deux camps antagonistes41. Ces deux camps peuvent être différents selon la préférence politique du populiste. Ainsi le populiste de droite va créer une communauté homogène de « citoyens natifs du pays » et le populiste de gauche va créer une communauté homogène de « travailleurs ». En conséquence, le populiste de droite va rejeter le multiculturalisme et le populiste de gauche va rejeter certaine professions qui ne s’intègrent pas dans l’imaginaire de la classe populaire comme par exemple les journalistes42. En réponse à la question de la différence entre les variantes du populisme, l’historien et journaliste au quotidien Le Monde, Thomas Wieder note ce qui suit42 :

« La question est de savoir si la notion de populisme subsume ou non d’autres notions comme celle d’extrême gauche et d’extrême droite » (...) la notion de populisme est opérante, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a qu’un populisme. Je pense au contraire qu’il y a un populisme d’extrême gauche qui n’est pas le même que le populisme d’extrême droite dans la mesure où leur rapport à la nation n’est pas le même et où les boucs émissaires qu’ils ciblent ne sont pas les mêmes non plus.

De la même façon, je dirai que d’autres partis du spectre politique n’échappent pas forcément au populisme. A ce titre, je fais partie de ceux qui estiment que le macronisme a une composante populiste, dans sa façon de dénigrer les corps intermédiaires, de s’en prendre à la presse, dans son rapport compliqué, aussi, au parlementarisme. A certains égards, le macronisme est un libéral populisme, ou, pour le dire autrement, un libéralisme qui se sert de certaines armes du populisme pour mieux combattre d’autres populismes comme ceux de La France insoumise ou du FN.

 

Par Alvaro Candia Callejas

 

  

Références

1. STUENKEL, Olivier. (24.01.2017). « Trump, Poutine, Erdogan... : 2017, année des "mâles alpha" », Le Point. Disponible en ligne: http://www.lepoint.fr/monde/trump-poutine-erdogan-2017-annee-des-males-alpha-24-01-2017-2099668_24.php. (Consulté le 10.08.2018).

2. AUERSWALD, Philip. YUN, Joon. (22.05.2018). « Opinion - As Population Growth Slows, Populism Surges », The New York Times. Disponible en ligne: https://www.nytimes.com/2018/05/22/opinion/populist-populism-fertility-rates.html. (Consulté le 10.08.2018).

3. GAUCHET, Marcel. « "Emmanuel Macron est un populiste", estime le philosophe et historien Marcel Gauchet ». Radio Télévision Suisse. Disponible en ligne : https://www.rts.ch/play/radio/tout-un-monde/audio/emmanuel-macron-est-un-populiste-estime-le-philosophe-et-historien-marcel-gauchet?id=9389785&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da. (Consulté le 10.08.2018).

4. CANOVAN, Margaret. Populism, New York & Londres : Harcourt Brace Janovich, 1981, p. 301.

5. LEDROIT, Orianne. « Les usages du terme « populisme » dans la campagne présidentielle de 2007 -  Du succès des utilisations stratégiques d’un mot équivoque », Mémoire de fin d’études, Université Lumière Lyon II, 2007, p. 13. 

6. Ibid, p. 14.  

7. Ibid, p. 15.

8. Ibid, pp.14-15.

9. CANOVAN, Margaret. “Populism for Political Theorist?”, Journal of Political Ideologies, Vo. 9, No. 3, 2004, p. 243.

10. GAMBLIN, Graham John. “Russian Populism and its Relations with Anarchism 1870-1881”, Thèse de doctorat, University of Birmingham, 1999, pp. 12-13.

11. MARTIN, John Levi. “What is Ideology?”, Sociologia, Problemas e Práticas, No. 77, 2015, p. 10.

12. IVALDI, Gilles. LANZONE, Maria Elisabetta. WOODS, Dwayne. “Varieties of Populism across a LeftRight Spectrum: The Case of the Front National, the Northern League, Podemos and Five Star Movement”, Swiss Political Science Review, Vol 23, No.4, 2017, p. 3.

13. BERMAN, Sheri. “Populism Is Not Fascism – But It Could Be a Harbinger”, Foreign Affairs, 2016, Disponible en ligne: http://cf.linnbenton.edu/artcom/social_science/clarkd/upload/Populism%20Is%20Not%20Fascism.pdf. (Consulté le 12.08.2018).

14. IVALDI, Gilles. LANZONE, Maria Elisabetta. WOODS, Dwayne. Op. cit, p. 5.

15. BERVILLE, Hervé. (19.04.2017). « Le populisme est un anti-pluralisme », La vie des idées. Disponible en ligne : http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20170419_populisme.pdf. (Consulté le 12.08.2018).

16. MÜLLER, Jan-Werner. What is Populism? Philadelphia: University of Pennsylvania University Press, 2016, pp. 66-67.

17. Ibid, p. 11.

18. ALBERTAZZI, Daniele. MCDONNELL, Duncan. “Introduction: The Sceptre and the Spectre” dans Daniele, ALBERTAZZI. Duncan, MCDONNELL, Twenty-First Century Populism. New York: Palgrave Macmillan, 2008, p. 4.

19. PLATTNER, Marc F. “Populism, Pluralism and Liberal Democracy”, Journal of Democracy, Vol. 21, No. 1, 2010, pp. 84-88.

20. GORTON, William. “Karl Popper: Political Philosophy”, Internet Encylopedia of Philosophy, Disponible en ligne: https://www.iep.utm.edu/popp-pol/. (Consulté le 15.08.2018).

21. PLATTNER, Marc F. Op. Cit, p. 88.

22. PINELLI, Cesare. “The Populist Challenge to Constitutional Democracy”, European Constitutional Law Review, Vol. 7, No. 1, p. 8.

23. ROTH, Kenneth. “World Report 2018 - The Pushback Against the Populist Challenge”, Human Rights Watch, 2018, Disponible en ligne: https://www.hrw.org/world-report/2018/pushback-against-the-populist-challenge. (Consulté le 15.08.2018).

24. KOBORI, Masahiro. “Populism as Rhetorical Politics in Britain and Japan: ‘Devil take the hindmost’”, Ritsumeikan Law Review, Vol. 30, p.21.

25. MÜLLER, Jan-Werner. Op cit, p. 11.

26. PANIZZA, Francisco. “Introduction: Populism and the Mirror of Democracy” dans Francisco PANIZZA (Ed), Populism and the Mirror of Democracy. Londres et New York: Verso, 2005, p. 2.

27. ARDITI, Benjamin. “Populism as an Internal Periphery of Democratic Politics” dans Francisco PANIZZA (Ed), Populism and the Mirror of Democracy. Londres et New York: Verso, 2005, p. 88.

28. PANIZZA, Francisco. Op cit, p. 10.

29. OBER, Josiah. “The original meaning of “democracy”: Capacity to do things, not majority rule”, Princeton/Stanford Working Papers in Classics, 2007, Disponible en ligne: https://www.princeton.edu/~pswpc/pdfs/ober/090704.pdf. (Consulté le 17.08.2018).

30. PANIZZA, Francisco. Op cit, p. 24.

31. SANDEL, Michael J. “Populism, liberalism and democracy”, Philosophy and Social Criticism, Vol. 44, No. 4, 2018, p. 354.

32. Ibid, p. 356.

33. Ibid, p. 355.

34. Ibid, p. 355

35. ARDITI, Benjamin. Op cit, p. 90.

36. PANIZZA, Francisco. Op cit, p. 10.

37. ALBERTAZZI, Daniele. MCDONNELL, Duncan. Op cit, p. 4.

38. Ibid, pp. 4-5.

39. Ibid, p. 5.

40. LADREYT, Victor. (29.08.2018). « "Chasse aux migrants" en Allemagne : "La violence xénophobe est spécifique à l'ex-RDA" », L’Obs, Disponible en ligne : https://www.nouvelobs.com/monde/20180829.OBS1527/chasse-aux-migrants-en-allemagne-la-violence-xenophobe-est-specifique-a-l-ex-rda.html. (Consulté le 03.09.2018).

41. LEVINAS, Emmanuel. Totalité et Infini : essai sur l’extériorité, Paris : Le livre de Poche, 1961, pp. 32-34.

42. PANIZZA, Francisco. Op cit, p. 6.

43. NOUCHI, Franck. (04.07.2018). « Du bon usage du mot « populiste » dans « Le Monde » », Le Monde, Disponible en ligne : https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/07/04/du-bon-usage-du-mot-populiste-dans-le-monde_5325712_3232.html. (Consulté le 03.09.2018).  

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