Kosovo : L’anatomie d’une catastrophe humanitaire

Etude.- Suite à l’opération menée par l’OTAN au Kosovo en 1999, un Etat mafieux a été enfanté. Dans ce cadre, l'Armée de libération du Kosovo (UÇK) a commis des crimes abominables avec la complicité silencieuse de la communauté internationale. Disparitions forcées et meurtres à l’encontre des minorités ethniques non albanaises du Kosovo, trafic d'armes, de drogues et d'organes sont les pièces qui composent le casse-tête kosovar de l’époque. Aujourd’hui, la mission EULEX Kosovo de l’Union européenne est présente dans le pays. Or elle n’a rien changé à l'impunité dont jouissent les auteurs et les cerveaux de crimes effroyables, ce qui rend le bilan du Kosovo 7 ans après son indépendance, encore plus sombre.

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L'enjeu du trafic d'organes au Kosovo

Cette histoire on la connaît : au printemps 1999 l’OTAN bombarde la Serbie et le Kosovo pendant 78 jours dans le cadre de l’intervention dénommée Operation Allied Forces.  Ainsi, les Américains et leurs alliés « libèrent » le Kosovo et renversent Slobodan Milošević, président de la Serbie de mai 1989 à juillet 1997 et de la République fédérale de Yougoslavie de juillet 1997 à octobre 2000. Suite à ces évènements, la communauté internationale est-elle parvenue à faire surgir la démocratie au Kosovo, déchiré par ses conflits ethniques, par ses contradictions? La réponse est non.

Quand on jette les bases d’un Etat mafieux

Une « démocratie multiethnique » n’a pas été instaurée au Kosovo après sa « libération ».  Bien au contraire, Pierre Péan, journaliste d’enquête français, souligne qu’en 1999 la coalition internationale a livré le Kosovo à des « personnages-clés du crime organisé dans les Balkans », lesquels ont procédé au nettoyage ethnique de la région, entre la fin du printemps 1999 et 2004. Les minorités ethniques non albanaises constituaient leur cible : les Serbes mais aussi les Roms, les Ashkalis, les Bosniaques et les Turcs. En bref, au travers de méthodes mafieuses et barbares ils ont liquidé leurs adversaires et opposants politiques en organisant leur élimination physique. Tout cela a été facilité par l’intervention de l’OTAN au Kosovo dont la légitimité a souvent été remise en cause.

De nombreux observateurs ont remarqué que la guerre menée par Washington et ses alliés contre la Yougoslavie était illégale : la décision d’envahir la Serbie avait été prise sans l’appui du Conseil atlantique de l’OTAN et, de surcroît, sans mandat des Nations Unies. Le prétexte : éviter que les Serbes, perçus comme des nouveaux « nazis », ne commettent un génocide à l’encontre des Albanais au Kosovo. Outre le but affiché de prévenir une catastrophe humanitaire, l’OTAN et Washington poursuivaient d’autres objectifs au Kosovo. En particulier, le maintien de la stabilité dans une région-clé de l’Europe et la démonstration de la crédibilité de l’OTAN. Concernant ce dernier point, rien ne pouvait renforcer mieux la crédibilité de l’OTAN que la « démonstration de sa faculté de mobilisation et d’intervention ». Cependant, si cette force a été démontrée, le but humanitaire de l’opération n’a pas été atteint. De fait, selon Pierre Péan l’intervention de l’OTAN a précipité la crise en facilitant « cyniquement le crime pour justifier sa punition ». Dans ce même esprit, Jean-Arnault Dérens, historien et journaliste français, a précisé que l’intervention de la communauté internationale au Kosovo ne s’est pas traduite ni dans l’éradication de la violence, ni dans la consolidation de la démocratie. Compte tenu que ce sont des chefs de guerre mafieux qui ont été placés à la tête du Kosovo en 1999, cela ne peut surprendre.

La République du Kosovo s’autoproclame indépendante en 2008. Bon nombre d’experts estiment que la proclamation unilatérale de cette indépendance a été une violation d’une norme impérative de droit international : le respect de l’intégrité territoriale des Etats souverains. De plus, la question de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo a divisé la communauté internationale et a profondément froissé à la fois  la Serbie et la Fédération Russie. Par ailleurs, le précédent du Kosovo « semble avoir été une véritable boîte de Pandore pour toutes les régions séparatistes dans le monde » ; il constitue également un argument qui peut facilement être plié aux intérêts d’Etats qui, pour la réalisation de buts géostratégiques, soutiennent certains séparatismes. Dans ces cas précis, c’est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qu’on invoque.  En la matière, les exemples de l’Ossétie du Sud et de l'Abkhazie en 2008 (indépendance reconnue notamment par Moscou) et de la Crimée en 2014 (annexion à la Fédération de Russie) sont parlants.

Les crimes de l’Armée de libération du Kosovo

Les atrocités commises par l'Armée de libération du Kosovo sont bien documentées. Dans un rapport daté du 26 mars 2003, la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) fait état d’enlèvements, de meurtres et de trafic d’organes. Ce n’est pas tout : le chef investigateur près le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) avait commandé un rapport. Selon les résultats de l’enquête, près de 300 personnes, en majorité serbes, ont été enlevées en 1999. Dans le nord de l’Albanie, des « médecins » ont prélevé leurs organes. Ils travaillaient pour l’UÇK, l'Armée de libération du Kosovo (en albanais Ushtria Çlirimtare e Kosovësou) ou pour le SHIK (en albanais Shërbimi Informativ Kombëtar), les services secrets de l’organisation qui entretenaient des liens avec la mafia kosovare.A ce propos, l’expert remarque que « les hommes de l’UÇK et du SHIK ont reçu et ont peut-être toujours le feu vert pour éliminer leurs rivaux politiques, pour mettre en place des juteux trafics, voire pour achever l’élimination physique des non-Albanais à la seule condition qu’ils ne s’attaquent pas aux représentants internationaux, qu’ils n’organisent pas de manifestations violentes contre la tutelle internationale, à Mitrovica ni ailleurs au Kosovo ». Fait curieux, l’UÇK était autrefois considérée une organisation terroriste par les Etats-Unis. Ce n'est qu’en 1998 que l’organisation paramilitaire albanaise est supprimée de la liste des organisations terroristes du Département d'État des États-Unis.

Tom Burghardt, chercheur et activiste de San Francisco, estime que le voile du secret qui a longtemps entouré les crimes de l’UÇK a en partie été déployé par des acteurs puissants. Plus concrètement, l’expert pointe du doigt les élites politiques et militaires, à la fois allemandes et américaines, qui avaient collaboré avec des mafieux locaux en les rebaptisant « combattants de la liberté ». Enfin, au début des années 2000, un silence fracassant planait sur l’Europe et les Etats-Unis : en effet, le trafic d’armes, de drogues et d’organes au Kosovo ne faisait pas la une des journaux internationaux.

A la recherche de la vérité

Dick Marty, personnalité politique suisse, présente au Conseil de l’Europe un rapport relatif au trafic d’organes au Kosovo, le 16 décembre 2010. Il était alors rapporteur spécial sur les droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Les allégations que contient le rapport « explosif » de Dick Marty sont « hautement vraisemblables ».  Hashim Thaçi,  ex-chef politique de l’UÇK, ancien premier ministre kosovar et actuel ministre des Affaires étrangères du Kosovo, est dépeint comme le leader d’un groupe mafieux impliqué dans le trafic d’armes, de drogues et d’organes en Europe de l’Est.  De plus il semblerait qu’à l’époque des faits allégués, la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme avait des preuves irréfutables de disparitions forcées, de trafic d’organes et de collusion entre des gangs de criminels et les élites politiques kosovares qui, par ailleurs, étaient les alliés régionaux des Etats-Unis.

Les premières pistes d’investigation viennent de Carla Del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Dans ses mémoires intitulées « La Traque, les criminels de guerre et moi », Carla Del Ponte évoque le trafic d’organes au Kosovo : des victimes notamment serbes auraient subi des opérations d’ablation d'organes avant d’être tuées. Les organes étaient destinés à des cliniques étrangères et vendus à des trafiquants internationaux. Selon l’ancienne procureure, les preuves recueillies par les enquêteurs  du TPIY avaient été détruitesà La Haye. En effet, il semblerait que le TPIY avait classé l’enquête, ce qui, selon Tom Burghardt, n’est pas étonnant : le TPIY avait été créé par l’administration Clinton en tant que « marteau » pour frapper les ennemis officiels des Etats-Unis, soit les criminels de guerre serbes. Il n’en va pas de même pour l’UÇK car elle agissait sous le contrôle opérationnel des services secrets allemands et américains. Dès lors,le TPIY fermait l’œil sur  les crimes que l’UÇK commettait.

Après la publication de ses mémoires, Carla Del Ponte a dû regagner son poste d’ambassadeur en Argentine où elle a été, paraît-il, « convenablement muselée ».  Si Human Rights Watch a jugé les accusations de l’ancienne procureure à l’égard du gouvernement kosovar « crédibles », le “Center for Investigative Reporting (CIR)” le “Balkan Investigative Reporting Network (BIRN)” et la British Broadcasting Corporation (BBC) ont confirmé ses allégations. Entre autres, Michael Montgomery, journaliste d’enquête de la BBC, a évoqué la disparition de soldats serbes ainsi que d’opposants politiques de l’UÇK qui avaient quitté une prison secrète située dans la ville de frontière albanaise, Kukës. Ils disparaissaient sans laisser aucune trace, probablement tués en Albanie après avoir été découpés en morceaux pour nourrir le trafic illicite d’organes.

Les pratiques illégales d’ablation d’organes se sont multipliées quand le Kosovo est placé sous la tutelle conjointe des Etats-Unis, de l'Union européenne et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Ainsi, le trafic d’organes au Kosovo devient une industrie très dynamique et rentable, s’alimentant notamment de la misère humaine. Selon Jonathan Ratel, procureur de l’UE, les reins étaient vendus à €90,000 au marché noir. Les receveurs d’organes étaient originaires du Canada, de l’Allemagne, de la Pologne et d’Israël.

L'affaire « Medicus »

« Medicus » est au cœur du scandale du trafic d’organes au Kosovo. Une clinique de Pristina munie d’une fausse autorisation d’exercice, Medicus a accueilli des victimes d’ablation d’organes jusqu’en 2008. Bien entendu, les prélèvements et les transplantations que les médecins de cette clinique effectuaient étaient illégaux.  Les « cerveaux » de Medicus étaient Moshe Harel, israélien, et Yusuf Sonmez, un célèbre trafiquant d’organes turc, soupçonné d’avoir effectué les greffes. Les pays de l’ancienne URSS ainsi que la Turquie fournissaient les donateurs. Attirés par la perspective de gains, ils quittaient souvent la clinique sans un sou dans la poche. En revanche, les receveurs étaient pour la plupart israéliens ; ils  versaient entre €80.000 et €100.000 pour une transplantation.

Selon Dick Marty, le cas « Médicus » et le commerce d’organes mis sur pied par l’UÇK en 1999 sont deux faces de la même médaille. Intrinsèquement liées, ces deux affaires touchaient « aux plus hautes sphères du pouvoir au Kosovo, dirigé par l’ex-guérilla ». A cet égard, Dick Marty a souligné :« Nous avons récolté des indications crédibles et convergentes qui induisent à conclure que le trafic d'organes (de 1999) est étroitement lié à l'affaire de la clinique Medicus avec, en partie, les mêmes acteurs, aussi bien kosovars qu'étrangers ».

Le trafic d'organes et la justice

En avril 2013, un procès s’est déroulé à Pristina devant un tribunal de l’EULEX Kosovo, une mission civile de l’UE visant à promouvoir l'État de droit dans le pays. Le tribunal européen était compétent d’apprécier les dossiers « jugés trop sensibles pour la justice locale ». Dans le cas d’espèce, cinq médecins kosovars ont été condamnés à des peines allant jusqu’à huit ans de réclusion criminelle pour trafic d’organes au Kosovo. Néanmoins, Moshe Harel et Yusuf Sonmez n’ont pas été inculpés, « car ils n'ont pas été mis à la disposition du tribunal européen ». Cela étant, lors du procès, le juge américain Dean Pineles, membre du tribunal, a déclaré queYusuf Sonmez « était le chirurgien principal dans la plupart, voir même dans toutes les greffes de reins illégales effectuées à la clinique Medicus ». Par ailleurs, les médias occidentaux l’avaient surnommé à l’époque « Docteur Frankenstein », tandis que les journalistes de Pristina l’appelaient « Docteur Vautour ».

En mai 2015, c’est un tribunal israélien qui a poussé l’enquête plus loin. Ainsi,  sept Israéliens ont été inculpés à Tel-Aviv « pour appartenance à un réseau international de trafic d’organes et de greffes illégales au Kosovo, en Azerbaïdjan, au Sri Lanka et en Turquie ». Accusés d’avoir profité de  « la détresse économique des donneurs et la détresse médicale des receveurs », ils ont réalisé leurs activités criminelles entre 2008 et 2014.Moshé Harel était parmi les sept Israéliens inculpés. Quant à Yusuf Sonmez, il se trouvait aux Pays-Bas en 2014 et refuse, aujourd’hui encore, d’être extradé au Kosovo pour être jugé. Ces dernières années, les autorités turques l'ont pourtant arrêté à maintes reprises. Or le pays natal du célèbre « Dr Frankenstein » l’a arrêté autant de fois qu'il ne l'a relâché. De ce fait, Yusuf Sonmez n’a pas encore été condamné pour son implication dans le trafic d’organes au Kosovo.

EULEX Kosovo, l’histoire d’un scandale

Mise en place en 2008 suite à la proclamation de l'indépendance du Kosovo, EULEX Kosovo s’inscrit dans le cadre de la mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) de 1999. La mission civile européenne a notamment pris le relai dans les domaines ayant trait aux questions de justice, de police et de douanes. Alors qu’EULEX s’apprête à quitter le Kosovo en 2016, une affaire de corruption en son sein a entaché l’image de l’Union européenne et de son action extérieure.

La procureure britannique de la Mission européenne de police et de justice (EULEX) au Kosovo, Maria Bamieh, a dénoncé une série d’actes de corruption dans lesquels ses collègues s’étaient salis les mains. Plus particulièrement, Maria Bamieh  a accusé trois hauts responsables d’EULEX d’avoir accepté des pots-de-vin de mafieux kosovars entre 2012 et 2013. En échange, ils auraient classé certains dossiers liés au crime organisé et acquitté des personnes soupçonnées de délits graves. Les accusations ont été portées contre Jaroslava Novotna, procureure en chef de la mission, Francesco Florit, ancien juge de l'EULEX et Jonathan Ratel, procureur. Suite à la divulgation de ces soupçons, l’EULEX s’est démontrée réticente à enquêter de façon appropriée, a remarqué l’ancien fonctionnaire international à Pristina, Andrea Lorenzo Capussela. Cependant, Maria Bamieh, suspendue de ses fonctions quelques jours avant de dévoiler le scandale, était résolue dans ses propos. Ainsi, elle a déclaré que l’EULEX « gaspille l'argent des contribuables et ne fait rien pour le peuple du Kosovo ». De plus,Maria Bamieh a dénoncé « les collusions permanentes entre la mission européenne, les cercles diplomatiques occidentaux, et les milieux politiques et criminels du Kosovo », en mentionnant, entre autres, « le rôle des conseillers français du Premier ministre Hashi Thaçi, qui mèneraient une action parallèle à celle d’Eulex ».

Le quotidien serbe Politika a réagi sur l’affaire en affirmant : « les procureurs et les juges de l’EULEX, au lieu d’implanter les normes juridiques européennes au Kosovo, en ont embrassé les us et coutumes locaux ». Pour la Commission européenne, en revanche, EULEX Kosovo, une mission qui a coûté plus de 1 milliard d’euros,  a constitué l’un des plus « grands scandales de son histoire ». Au Kosovo, cette affaire a fait beaucoup de bruit suite à la publication dans le quotidien local Koha Ditore d’extraits d’écoute relatifs à une enquête interne de l’EULEX. Deux ans plus tard, Jean-Arnault Dérens constate : « le plus surprenant demeure l’étonnante désinvolture avec laquelle les responsables européens – à commencer par Catherine Ashton – ont traité le dossier depuis que Maria Bamieh a tiré la sonnette d’alarme ». Somme toute, EULEX a non seulement mis en question les investissements de l’Union européenne au Kosovo, mais aussi la crédibilité de sa politique étrangère.

Jusqu’à présent les acteurs étrangers de l’OTAN et de l’Union européenne au Kosovo ont agi derrière une « buée de bons sentiments ». Sous prétexte d’aider le Kosovo à suivre la voie de la démocratie et de la liberté, ils ont sélectionné les justiciables et camouflé les horreurs de leurs alliés régionaux. Comme l’a maintenu Dick Marty, la communauté internationale au Kosovo et le gouvernement américain possédaient les preuves des crimes commis par l’UÇK mais ont choisi de ne pas réagir. C’est pourquoi Hashim Thaçi, ancien premier ministre kosovar, est le ministre des Affaires étrangères du Kosovo depuis 2014. Selon Tom Burghardt, ce sont en effet les relations que M. Thaçi a tissées avec des acteurs puissants issus des élites américaines et européennes qui lui ont assuré son impunité. Par ailleurs, celle-ci ne serait que le reflet ou la conséquence de l’impunité dont jouissent les acteurs internationaux qui ont soutenu le gouvernement Thaçi. En définitive, leur silence coupable et, parfois, leur connivence directe n'ont fait que renforcer la nature mafieuse de la République du Kosovo et la perpétration de crimes effroyables. Enfin, le Kosovo est le produit d'une libération ratée, d'une logique d'intervention intéressée, incapable d'instaurer l'Etat de droit, insouciante face à la violence et réticente à garantir des réparations pleines et entières aux victimes de la mafia kosovare et, par ricochet, de leurs alliés occidentaux.

Annick Valleau

Références

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