L’actualité dans tous ses états – 17 août 2017

La Revue de Presse du CIPADH présente les points forts de l'actualité des droits humains et du maintien de la paix. Cette semaine, focus sur les affrontements à Charlottesville, les tensions à la frontière Sino-Indienne et l’attentat meurtrier dans la capitale du Burkina Faso. 

 

 

Français
  • Charlottesville, un rassemblement suprématiste qui dégénère

Samedi 12 août des affrontements ont éclaté à Charlottesville -en Virginie- entre des suprématistes blancs, néonazis et autres représentants de courants ultra-nationalistes de l’extrême droite américaine. Le journal Le Temps, souligne que les manifestants de l’extrême droite avaient organisé un rassemblement pour protester contre le retrait de la statue d’un Général des armées confédérées, Robert Lee. L’article ajoute que le cas de cette statue n’est pas singulier. Il s’inscrit dans un mouvement plus large de retrait de tous les symboles confédérés des Etats-Unis. Suite à ces manifestations, une voiture a foncé dans la foule des militants venus s’indigner contre l’extrême droite. Le New York Times relate qu’une jeune femme est décédée suite à cette attaque. L’article souligne que le Procureur Général a qualifié l’attaque de « terroriste intérieur » (« domestic terrorism ») tandis que le président des Etats Unis d’Amérique, Donald Trump semble avoir des difficultés à se positionner sur les évènements. Le Washington Post détaille ses différentes réactions suite aux évènements du weekend.  Lorsqu’il a pris la parole pour la première fois, samedi 12 août, Donald Trump n’a souhaité accuser aucun des deux groupes. Il a souligné que les deux groupes manifestants étaient responsables des violences. Lundi, il est revenu sur sa position depuis la maison blanche : il a cette fois insisté sur la responsabilité des néo-nazis et des suprématistes blancs dans l’étalement de haine et de violence qui a eu lieu à Charlottesville. Cependant le président Trump est a fait marche arrière mardi en choisissant de mettre en avant de nouveau son discours de samedi. Pour le Washington Post cette crise laisse entrevoir avec clarté lorsque Donald Trump cède à la pression de ses conseillers et récite leurs discours et quand il réagit lui-même, une situation préoccupante.

 

  •  Résurgence des tensions entre la Chine et l’Inde sur des questions frontalières

Le journal Libération relate que les tensions se sont accrues ces derniers mois entre la Chine et l’Inde. Cette résurgence des tensions et dû à la construction d’une route par la Chine sur un territoire dont les frontières chinoises avec le Bhoutan ne sont pas stabilisées. Selon le Bhoutan et son grand allié, l'Inde, le projet de construction Chinois ne respecte pas la ligne de séparation actuelle. Cette situation a été aggravée par de légers incidents entre l’Inde et la Chine sur un point différent de leur frontière commune. Selon le journal The Guardian, les troupes chinoises auraient jeté des pierres sur des soldats indiens. Ce type d’incidents est récurrent sur cette ligne frontalière. Selon un policier cité par l’article du journal The Guardian, ce genre d’incident se produirait tous les étés dans cette région très touristique. Cependant, cette fois, ces incidents viennent s’ajouter aux tensions du projet de construction chinois. Selon The Hindustan Times, les autorités militaires des deux pays se sont rencontré peu après l’incident, toutefois la réunion des deux autorités été prévue depuis longtemps. La situation reste donc tendue même si elle n’est pas inhabituelle.

 

  • Attentat meurtrier à Ouagadougou

Dimanche, un attentat a frappé la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. Le journal Jeune Afrique relate qu’au moins 18 personnes sont mortes dans l’attaque qui visait un café de la ville. Le Monde relate les propos de la procureure générale du Burkina Faso. Celle-ci explique que le mode opératoire de cette attaque rappelle le très violents acte terroriste qui avait touché la ville en janvier 2016. Cette nouvelle attaque a soulevé de nombreuses questions. Le journal Jeune Afrique a tenté d’y répondre en interviewant une spécialiste de la région. D’après les réponses donnés, les services de sécurité du pays, déjà été épinglés en 2016, n’ont pas été réformés en profondeur. La chute du dictateur Blaise Compaoré a affaiblit l’armée et les services de sécurité : le problème n’a toujours pas été solutionné. Le site web d’Europe 1 souligne que le pays est régulièrement la cible d’attaques terroristes. Ceci peut s’expliquer par les failles dans la sécurité du pays mais surtout parce que l’Etat burkinabé s’est engagé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le Burkina Faso fait partie de la coalition du Groupe des 5 Etats du Sahel. Le pays coopère aussi avec la France dans le cadre de l’opération Barkhane. Cependant, le site d’information d’Europe 1, le G5 Sahel n’a pas encore les moyens d’être très efficace dans le domaine, le pays n’est donc pas à l’abri d’autres attaques.

 

EF- Assistante de Recherche au CIPADH

 

Category: