L’actualité dans tous ses états – 2 mars 2017

La Revue de Presse du CIPADH présente les points forts de l'actualité des droits humains et de la promotion de la paix. Cette semaine, une publicité transphobe sur les routes madrilènes et la lutte sans merci contre la drogue aux Philippines. Bonne lecture !

 

Français
  • Un bus aux couleurs de l’intolérance à Madrid

El Mundo a fait part en début de semaine de la campagne de l’association HazteOír.org et de son slogan « Les garçons ont un pénis, les filles une vulve. Qu’on ne te trompe pas ». Un bus aux couleurs de l’organisation parcourt les rues de Madrid avec des messages qui ont pour but de « dénoncer les lois d’endoctrinement sexuel (…) qui fragilisent le droit fondamental des parents à éduquer leurs enfants ». Cette campagne a immédiatement alerté l’association  Plataforma por los Derechos Trans qui a estimé que cette publicité était une propagande visant les droits des personnes transsexuelles. Le quotidien explique que le bus avait pour but de faire une tournée dans les grandes villes du pays mais qu’une pétition à grande échelle à demander son interdiction. EuropaPress a révélé ce matin qu’un juge a formellement interdit la circulation du bus en raison de la haine et de la discrimination qu’elle suppose pour les personnes qui n’ont par une orientation hétérosexuelle, droit qui est protégé par l’article 510 du Code pénal espagnol.

  • Lutte anti-drogue aux Philippines : un bain de sang

Depuis l’arrivée à la Présidence de Rodrigo Duterte le 30 juin 2016, plusieurs milliers de morts au nom de la lutte contre la drogue ont été répertoriés. Il avait alors promis de mettre fin au trafic, à la consommation et à la corruption en lien avec les drogues. Internazionale, un journal italien, consacre un reportage sur ce sujet et explique comment la situation est tendue. Les forces de police et les citoyens ont le droit de tuer dans le cas où ils rencontrent un consommateur ou un trafiquant de drogue. Des personnes se sont dénoncées, provoquant la saturation dans les centres de désintoxication. Ce détail est important parce que selon l’enquête, il n’y aurait que 9% d’entre eux qui auraient réellement besoin de ce type de soin. Newsweek rappelle que le Président a suspendu ces opérations, ce qui a fait diminuer le nombre de morts. Al–Jazeera vient néanmoins de partager sur son site Internet que la peine de mort va être réintroduite pour les trafiquants de drogue.

 

Par Sonia Rodríguez - Coordinatrice de projets au CIPADH

Category: