L’actualité dans tous ses états – 24 août 2017

La Revue de Presse du CIPADH présente les points forts de l'actualité des droits humains et du maintien de la paix. Cette semaine, focus sur la population civile au Yémen, les inquiétudes sur la situation en Centrafrique et le revirement de position du président Américain sur sa relation avec l’Afghanistan.

 

Français
  • Revirement de position de Donald Trump sur la situation afghane

Le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, qui avait, à plusieurs reprises, selon le Washington Post, insisté sur la nécessité de retirer d’Afghanistan les troupes américaines, a changé d’avis dans une allocution du lundi 21 août. Dans son discours, le  Washington Post rapporte qu’il a justifié sa décision arguant qu’un retrait des troupes américaines laisserait une place trop grande aux groupes terroristes de la région. The Economist  précise que Donald Trump va augmenter le nombre de militaires présents en Afghanistan mais aussi élargir leur mandat. Lors de ce discours, le présidant américain a aussi adressé la situation pakistanaise rapporte le journal The Dawn. Le Pakistan et les Etats-Unis sont de vieux alliés, cependant, le président Donal Trump a accusé le Pakistan d’offrir refuge aux terroristes, a souligné le journal pakistanais. Radio France International  a ajouté que Donald Trump a, dans son discours, incité fortement le gouvernement indien à s’impliquer de manière plus assidue pour la sécurité et la paix de la région, l'Inde ayant une influence importante sur l’Afghanistan.

 

  • La peur d'un génocide en Centrafrique 

Le secrétaire général adjoint pour les affaires humanitaires de l’Organisation des Nations Unies s’est exprimé mardi, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Il a abordé la situation en Centrafrique rapporte le journal Jeune Afrique en partenariat avec l’Agence France Presse. L’article explique que, selon lui, la situation est très inquiétante : certains éléments laissent à penser qu'un génocide est iminent dans le pays. Le journal Le Temps  précise, quant à lui, que la situation semble particulièrement inquiétante à Bangassou : les musulmans tentent d’échapper aux violences et exécutions commises par des milices de défense locale pro-chrétiennes. Selon une professeure de droit internationale cité par le journal, « si on a une preuve de l’intention génocidaire d’un acteur, cela peut suffire pour parler de génocide » cependant, pour le moment, les autorités du pays d’Afrique Centrale ne se sont pas prononcées sur la question. La situation est donc aujourd’hui très instable dans ce pays où les travailleurs humanitaires ne sont plus en sécurité précise un article de France Info. L’article ajoute que même la mission de maintien de la paix sous mandat onusien, la MINUSCA, ne semble pas contrôler la situation. 

 

  • Au Yémen, les civils en danger

Au Yémen, des bombardements de la coalition menée par l’Arabie Saoudite ont fait au moins 30 morts, près de la capitale du pays, le 23 août. Ces informations relayées par le New York Times rappellent la situation dangereuse dans laquelle se trouvent les yéménites. Selon le journal, les représentants saoudiens ont réaffirmé que les bombardements de la coalition ne visaient pas les civils. Cependant, l’Orient Le Jour, relayant des informations de l’Agence France Presse, a souligné, qu’en juin, une vingtaine de civils avaient déjà trouvé la mort sous les bombes de la coalition. Plus généralement, l’article souligne que la coalition guidée par l’Arabie Saoudite a, à plusieurs reprise, été accusée de tuer des civils. Selon les propos d’un journaliste travaillant pour le Yemen Post et repris par Al Jazeera, cette attaque serait la plus meurtrière de la coalition, engagée dans ce conflit depuis 2015. Al Jazeera a par ailleurs souligné les propos du porte-parole parole du Secrétaire Général des Nations Unies. Celui-ci a insisté sur le fait que l’ONU condamnait fortement et toujours les attaques touchant les populations civils. La population yéménite ne fait pas seulement face au danger des attaques de la coalition menée par l’Arabie Saoudite contre les rebelles Houthis, la famine mais aussi le choléra ont considérablement affaiblis la population du pays.

 

 

Category: