L’actualité dans tous ses états – 24 février 2017

La Revue de Presse du CIPADH présente les points forts de l'actualité des droits humains et du maintien de la paix. Cette semaine, la mort de migrants au large de la Lybie, la fin du Bacha Bazi en Afghanistan et les risques autour des réseaux sociaux. Bonne lecture !

 

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  • Des migrants retrouvés morts au large de la Lybie

Cette semaine, l’AFP a annoncé que les corps de 74 migrants ont été retrouvés sur une plage de Tripoli. Des habitants auraient alertés les autorités et c’est le Croissant-Rouge libyen qui a signalé la catastrophe. L’article revient sur la situation particulièrement tendue dans le pays en rappelant que depuis la chute du Général Kadhafi, « la Libye est toujours plongée dans le chaos et le pays est devenu un carrefour de l'immigration clandestine vers l'Europe ». L’UE semble vouloir freiner l’arrivée des migrants en signat des accords décriés par les ONG de défense des droits humains.

 

  • Vers la fin du Bacha Bazi en Afghanistan ?

Le Bacha Bazi est une coutume afghane qui consiste à payer des jeunes garçons pour qu’ils offrent des plaisirs sexuels à des hommes d’âge mûr. The Nation, un journal pakistanais de langue anglaise, rapporte qu’elle est sur le point d’être pénalisé. Le CIPADH s’est penché sur cette question en janvier et il semble que les autorités afghanes le fassent également, après un long travail fourni par des associations locales. Le quotidien rappelle que les élites avaient tendance à tolérer cette pratique étant donné qu’elle est un symbole d’autorité et d’influence. Les scandales autour de l’utilisation de ces enfants par les talibans afin d’atteindre les plus hautes sphères militaires et politiques de l’Etat ont poussés à penser une loi qui interdirait explicitement cette pratique. En effet, si la pédérastie est formellement interdite dans le code pénal afghan, les associations militent pour l’instauration d’une loi qui condamne cette pratique précise.  

 

  • Whatsapp, un réseau social dangereux ?

EuropaPress profite du changement des statuts de ce réseau social pour en rappeler les dangers. Selon l’agence de presse espagnole, cet outil qui connecte plusieurs millions de personnes à travers le monde est également un risque face aux cybercriminels, d’où la nécessité d’en avoir une utilisation responsable. La menace envers la vie privée est constante et pourrait devenir une base de récolte d’informations, comme le supposait le CIPADH dans un article en décembre dernier. 

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