L'exposition EXIL à Genève

Le musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève accueille, dans la salle Jean-Piaget, une exposition temporaire sur la thématique de l’Exil avec la collaboration de Magnum Photos et du Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris. Plus de 300 photographies saisies par des photojournalistes de la coopérative photographique capturent la peine, la détresse, la colère, mais aussi l’espoir de ces migrants fuyant leurs pays dans un voyage périlleux et risqué. Elle se tiendra du 14 mars au 25 novembre 2018. Cette exposition donne la parole à ces êtres humains forcés de quitter leurs pays contre leur gré dans l’espoir d’un avenir plus radieux. Le CIPADH a eu l’opportunité d’assister à cette exposition qui traite d’un sujet au cœur de l’actualité. 
Français

EXIL, Source: Milinda Wannakula

 

 

«De la guerre d’Espagne à celle du Vietnam, du conflit des Balkans à celui qui a embrasé le Moyen-Orient en passant par l’arrivée de réfugiés aux portes de l’Europe, l’exposition offre une plongée documentaire passionnante dans l’histoire du monde et de l’humanité et questionne des notions aussi diverses que celles de territorialité, de géopolitique, de contextes économiques et de frontières mentales.» [1] Au travers des périodes et des continents, l’exode nous narre la même histoire. Les causes sont certes différentes, mais ces histoires invoquent les mêmes peurs, les mêmes tristesses et les mêmes colères. Forte heureusement elles partagent également la même lueur d’espoir d’un avenir plus radieux. Ces photojournalistes à travers leur œuvre nous emmènent dans le périlleux voyage qui est l’exode. Fuir un pays, traverser des frontières et des eaux, franchir des murs à pied en bateaux pour aller vers un destin incertain n’est pas chose aisée. La photographie permet de mettre la focale sur ces migrants et surtout de leur donner la parole. C’est bien ce message que ces photojournalistes tentent de faire passer à travers cette exposition.

 

 

 Dès l’entrée de l’exposition, les visiteurs seront surpris par la disposition audacieuse choisie par les organisateurs. La scénographie est en effet pensée de telle manière à rappeler le mouvement élément inhérent de l’exode. Les spectateurs sont invités à prendre les photographies en main afin de ressentir toute la profondeur de l’œuvre. Cela procure une émotion singulière. Cette disposition particulière permet donc au spectateur de se plonger à l’intérieur de la photographie et d’en ressentir toutes les émotions véhiculées au sein de celle-ci. Par ailleurs, les nombreuses œuvres, de dimension différente, posées l’un derrière l’autre ne sont pas sans rappeler ces fils interminables devant les frontières ou bien lors d’un exode. Les visiteurs pourront également profiter d’une œuvre de l’artiste Barthélémy Toguo: Road to Exile.