Quelle(s) Europe(s) face à l’altérité culturelle ?

ANALYSE - Entre avril et septembre 2015, l’existence de « chasseurs de migrants » a provoqué la consternation sur les réseaux sociaux. Des citoyens bulgares et hongrois ont décidé de patrouiller afin d’arrêter eux-mêmes les migrants traversant clandestinement la frontière. Bien qu’illégales dans ces pays, ces pratiques ont néanmoins été encouragées par les autorités. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés a ainsi fait part de ses inquiétudes [1]. Néanmoins, elles se sont aujourd’hui organisées en s’inscrivant dans les politiques gouvernementales anti-migrants de la Bulgarie et de la Hongrie. Dans cette analyse, le phénomène « chasseurs de migrants » sera tout d’abord étudié en le situant dans le prolongement des politiques de fermeture de ces deux pays. Trois explications sur les causes de ces politiques seront ensuite discutées à travers une perspective globale sur la crise migratoire touchant l’Europe. Enfin, un changement de paradigme sera proposé afin de penser différemment la figure du migrant et d’imaginer une Europe plus ouverte à l’altérité culturelle.

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Frontière hongroise - source: Wikipédia

Le phénomène « chasseurs de migrants » en Bulgarie et en Hongrie

En Bulgarie, plusieurs exemples permettent d’illustrer le phénomène « chasseur de migrant ». En février 2015, un jeune homme de 29 ans, Dinko Valev, a été qualifié par les médias bulgares de « superhéros » pour avoir attrapé un groupe de réfugié syrien « à mains nues » [2]. En avril de la même année, une vidéo postée sur les médias sociaux a provoqué une consternation internationale [3]. Elle montre des individus attachant des personnes derrières leurs dos, couchés le visage vers le sol, alors qu’un individu crie « No Bulgaria! Go back to Turkey! ». En septembre, une association bulgare se faisant appeler « Organisation pour la protection des citoyens bulgares » (OZBG) a décidé d’effectuer des patrouilles régulière afin d’attraper des migrants passant clandestinement la frontière turco-bulgare [4].


A la suite de cette médiatisation internationale, le Premier ministre bulgare Boyko Borisov, qui avait auparavant encouragé la formation de ces « patrouilles volontaires », a officiellement condamné ces pratiques [5]. Néanmoins, une enquête publiée le 21 octobre 2016 dans le quotidien suisse Le Temps révèle que des milices organisées continueraient à patrouiller régulièrement à la frontière bulgaro-turque [6].

En septembre 2016, la montée de la xénophobie en Bulgarie a inquiété le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Il a notamment déclaré que « le sentiment anti-migrant est aussi transmis par de nombreux organes médiatiques bulgares, via des articles et tabloïdes sensationnalistes » [7]. Selon Margarita Ilieva, du Comité Helsinki pour la défense des droits de l’homme, la propagande gouvernementale a eu comme résultat que « 60% des Bulgares considèrent les réfugiés [comme] une menace pour la sécurité nationale » [8].


Pour sa part, la Hongrie a décidé d’intégrer les « chasseurs de migrants » directement dans ses forces de sécurité. Les autorités ont ainsi annoncé que la police hongroise entraînerait elle-même 3’000 « chasseurs à la frontière », visant à renforcer les 10’000 policiers et soldats patrouillant sur la frontière Sud [9]. Cette décision a été prise dans le cadre de la publicité massive lancée par le gouvernement du premier ministre Viktor Orban pour soutenir le référendum sur l’opposition au plan de quotas de réfugiés proposé par la Commission européenne.


En décembre 2015, le HCR et le Conseil de l’Europe ont exhorté la Hongrie à « abandonner les politiques et les pratiques favorisant l’intolérance, la peur et la xénophobie à l’encontre des réfugiés et des migrants » [10]. Ils ont notamment condamné une nouvelle campagne du gouvernement hongrois qui assimile les migrants à des criminels, des terroristes et des envahisseurs.

Quelles justifications aux politiques de fermeture ?


Alors que la Hongrie a été le premier pays à ouvrir le rideau de fer en 1989, elle a décidé de construire en 2015 une clôture de 175 kilomètres afin d’essayer d’empêcher les migrants de passer sur son territoire [11]. Le Premier ministre Viktor Orban souhaite désormais que cette clôture se prolonge sur l’ensemble de la frontière slovaco-croate. Voir la carte ci-dessous.

 

Les murs de Viktor Orban


Comment expliquer les politiques de fermeture à l’égard des migrants, telles qu’elles sont mises en œuvre par la Hongrie ou la Bulgarie ?


•    L’explication sécuritaire

Une explication sécuritaire est souvent avancée. En effet, de nombreux « chasseurs de migrants » justifient leurs patrouilles en exprimant leur inquiétude sur la porosité des frontières extérieures de l’Union européenne. Ils expliquent ainsi que certains migrants pourraient être des terroristes infiltrés, cherchant à perpétrer de nouvelles attaques.


Cependant, la Bulgarie et la Hongrie sont des pays signataires de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés [12]. Cette Convention consacre à son article 33 le principe de non-refoulement, qui stipule non seulement que les Etats ne peuvent pas renvoyer des personnes dans des lieux où ils craignent être persécutés, mais également qu’ils doivent accorder le droit d’entrée à toute personne exprimant cette crainte. En vertu du droit international, ces pays ne peuvent donc pas refuser d’accueillir des personnes fuyant la guerre et la misère sur le seul motif que certains d’entre eux pourraient être des terroristes.


Selon des témoignages récents recueillis par Le Temps lors de son enquête du 21 octobre [13], des migrants seraient régulièrement refoulés de la Bulgarie vers la Turquie dans des camions militaires la nuit. Elle violerait ainsi la Convention de Genève. Il en est de même pour la Hongrie, qui empêche la demande d’asile en érigeant des murs, en produisant des procédures d’expulsion sommaires ou en votant une loi criminalisant les entrées irrégulières [14]. Pourquoi alors ces pays ne se retirent pas simplement de la Convention ? Le professeur de droit James Hathaway rappelle qu’un retrait de la Convention a un important coût politique [15]. C’est pourquoi les Etats préfèrent mettre en œuvre des politiques faisant comprendre aux migrants qu’ils ne sont pas les bienvenus sur leur territoire afin qu’ils choisissent un autre pays d’accueil.


•    L’explication économique

Une autre explication souvent mobilisée est d’ordre économique. Certains pays auraient plus de difficultés que d’autres à accueillir les réfugiés dans le cadre du fonctionnement de la politique d’asile européenne. Une étude récente a néanmoins montré qu’ « une communauté de réfugiés qui est intégrée au niveau national et transnational contribue de manière positive à l’économie nationale » [16]. En revanche, un point doit être précisé. Le régime de Dublin stipule que seul le premier pays d’entrée est responsable de la demande d’un demandeur d’asile. Ainsi, des pays comme l’Italie, la Grèce ou la Hongrie ont rapidement été surchargés par les procédures administratives. On peut alors se demander si l’abandon de cette règle permettrait de résoudre le « problème migratoire » ? Un principe de solidarité est-il envisageable ?


En mai 2015, la Commission européenne a présenté un « agenda européen en matière de migration » [17]. Elle a proposé de mettre en place un mécanisme temporaire de relocalisation des demandeurs d’asile fondé sur plusieurs critères : la taille, le PIB et la « capacité d’absorption » de chaque Etat membre [18]. Ce « plan de relocalisation », annoncé le 9 septembre 2015 par la Commission européenne, voulait suspendre temporairement le régime de Dublin afin de répartir 160’000 réfugiés se trouvant dans les premiers pays d’accueil.


Cette dérogation a été acquise dès que le gouvernement allemand a déclaré qu’il n’appliquerait plus la règle du premier pays d’arrivée pour les réfugiés syriens. Mais en raison du « débordement des capacités d’accueil de l’Allemagne et de la mauvaise volonté des autres pays européens » [19], l’Allemagne a ainsi décidé de fermer sa frontière avec l’Autriche en septembre 2015. En effet, ce n’est pas seulement la Hongrie mais l’ensemble du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) qui s’est opposé au plan de répartition de la Commission. On comprend ainsi pourquoi le politologue Florian Trauner résume le paradoxe de la politique d’asile européenne en ces termes :

« la mise en œuvre du droit d’asile européen peut surcharger les Etats membres du Sud alors que la perpétuation de l’ignorance de ces règles risque de surcharger les Etats membres du Nord » [20].

•    L’explication identitaire

Enfin, une dernière explication a un rapport avec le nationalisme. Le politologue Sergio Carrera fait remarquer que « à un niveau purement pratique, il est difficile de comprendre pourquoi des pays comme la Slovaquie et la République tchèque ne pourraient pas recevoir environ 800 et 1600 demandeurs » [21]. Les sociologues Andreas Wimmer et Nina Glick Schiller estiment que les migrants mettent directement en cause le mythe de la nation [22]. La nation étant conçue comme une entité homogène sur un territoire donné, les minorités sont problématiques. L’idéologie nationaliste conduit à vouloir assimiler la différence culturelle des migrants dans une « culture nationale », tout en oubliant la diversité qui compose cette dernière. Venant de l’extérieur, les migrants sont exclus des systèmes de sécurité sociale, faisant d’eux des citoyens marginalisés. Les migrants sont perçus comme une exception à la règle du confinement national : « Cross-border migration appears as an anomaly, a problematic exception to the rule of people staying where they « belong », that is, to « their » nation-state » [23]. Face à la logique de l’assimilation nationaliste, comment peut-on concevoir une intégration respectueuse de la diversité culturelle des migrants ?

Pour une Europe ouverte à l’altérité culturelle


Nous avons vu que le rejet des migrants dans certains pays à l’est du continent européen pourrait reposer sur la logique nationaliste, basée sur une exclusion de l’altérité culturelle. Il convient ainsi de penser le migrant dans une autre perspective.
En 2007, Umberto Eco a publié un article intitulé « L’Europe du métissage » [24]. Selon lui, les mouvements migratoires sont des phénomènes naturels impossibles à contrôler politiquement. Le métissage de l’Europe serait inévitable. Il s’interroge alors pour savoir à quel point une Europe métissée pourrait perdre son identité. Mais il considère ensuite que l’une des principales spécificités de l’Europe, c’est sa capacité à intégrer une multitude d’héritages culturels tout en maintenant son identité. Le véritable problème que pose l’arrivée des migrants en Europe, d’un point de vue identitaire, réside dans la question de la tolérance, ou plutôt du seuil de tolérance. Selon Eco, le propre de l’Europe est l’idée « qu’il est intolérable qu’il y ait de l’intolérance »:


« Le problème est de pouvoir reconnaître tous les droits des autres à condition qu’ils ne violent pas les règles de vie qui nous sont inaliénables. […] l’idée dominante de la culture européenne, c’est qu’il est intolérable qu’il y ait de l’intolérance. Tout le reste peut être matière à négociation. Si nous sommes capables d’affronter le métissage dans cette perspective, l’Europe pourra se transformer sans perdre son identité » [25].


La tolérance européenne peut servir de « boussole » pour l’accueil des migrants et refuser la logique d’exclusion du nationalisme. Néanmoins, il apparaît insuffisant pour servir d’alternative identitaire à l’idéologie nationaliste. Le concept de Jürgen Habermas de « patriotisme constitutionnel » permet d’ouvrir une nouvelle voie. Reprenant ce concept, le philosophe français Jean-Marc Ferry propose de définir le patriotisme constitutionnel comme « l’adhésion des individus à une communauté politique honorant les principes de l’Etat de droit démocratique, afin de signifier par là qu’un telle adhésion n’est pas assignée aux conditionnements d’appartenance commune de langue, de culture, voire d’histoire » [26]. L’identité postnationale repose ainsi sur la loyauté à une Constitution, basée notamment sur le respect des droits de l’homme.


Une identité postnationale s’est-elle développée en Europe, comme l’espérait Habermas ? En 2014, une enquête Eurobaromètre [27] sur la citoyenneté européenne a révélé qu’une infime minorité des Européens se voient uniquement Européen (2%) ou que leur identité européenne prime sur leur sentiment d’appartenance nationale (5%). De plus, près de la moitié des citoyens européens interrogés se sentent avant tout appartenir à leur pays (47%) alors qu’une autre petite moitié (42%) ne se définit pas du tout comme européens.


*


En conclusion, nous avons vu que le phénomène « chasseurs de migrants » doit être compris dans le prolongement des politiques de fermetures de la Bulgarie et de la Hongrie. Elles s’expliquent moins par leurs justifications sécuritaires et économiques que par leurs raisons identitaires. L’Europe gagnerait ainsi à se rappeler le principe fondamental de la tolérance et à construire une identité européenne moins ancrée sur une logique nationaliste excluant l’altérité culturelle.



FL – Assistant de recherche



[1] NATIONS UNIES (2015, 17 septembre). « La Hongrie viole le droit international dans ses réponses à la crise migratoire: Zeid Ra’ad Al Hussein » [en ligne], URL : http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16449&L...
[2] KINGSLEY Patrick (2016, 12 avril). « Bulgaria announces investigations into several ‘migrant hunters’ », The Guardian [en ligne], URL : https://www.theguardian.com/world/2016/apr/12/bulgaria-arrests-three-vig...
[3] KINGSLEY Patrick (2016, 12 avril). Op. cit.
[4] THE ECONOMIST (2016, 19 avril). « Bulgaria tries to restrain its vigilante “migrant hunters” » [en ligne], URL : http://www.economist.com/news/europe/21697139-rights-groups-demand-bulga...
[5] THE ECONOMIST (2016, 19 avril). Op. cit.
[6] LEVY Alexandre et TARNOVO Malko (2016, 21 octobre). « En Bulgarie, cette milice secrète à l’accent russe qui traque les migrants », Le Temps [en ligne], URL : https://www.letemps.ch/monde/2016/10/21/bulgarie-cette-milice-secrete-la...
[7] NATIONS UNIES (2016, 5 septembre). « Human rights experts: Unchecked atmosphere of anti-migrant discourse results in abuses » [en ligne], URL: http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/MigrationXenophobiaRacisminBulg...
[8] KINGSLEY Patrick (2016, 12 avril). Op. cit.
[9] COURRIER INTERNATIONAL (2016, 9 septembre). « Hongrie. Orbán lance ses “chasseurs à la frontière” » [en ligne], URL : http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/hongrie-orban-lance...
[10] NATIONS UNIES (2015, 21 décembre). « La Hongrie doit abandonner les politiques et les pratiques favorisant l’intolérance et la haine » [en ligne], URL: http://www.unhcr.org/fr/news/press/2015/12/56791385c/hongrie-abandonner-...
[11] RUPNIK Jacques (2015, 3 septembre). « L’autre Europe face à ses contradictions », Le Monde [en ligne], URL : http://www.paris-europe.eu/media/rupniklemonde-migrations.pdf
[12] CONVENTION RELATIVE AU STATUT DES REFUGIES (1951, 28 juillet). [en ligne sur le site de l’OHCHR] URL : http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/StatusOfRefugees.aspx
[13] LEVY Alexandre et TARNOVO Malko (2016, 21 octobre). Op. Cit.
[14] NATIONS UNIES (2015, 17 septembre). Op. Cit.
[15] HATHAWAY James C. (2016, 29 février). « A global solution to a global refugee crisis », OpenDemocracy [en ligne], URL: https://www.opendemocracy.net/openglobalrights/james-c-hathaway/global-s...
[16] BETTS Alexander et al. (2014, juin). « Refugee Economies. Rethinking Popular Assumptions », Humanitarian Inovvation Project, University of Oxford [en ligne], URL: https://www.rsc.ox.ac.uk/files/publications/other/refugee-economies-2014...
[17] COMMISSION EUROPEENNE (2015, 13 mai). « Un agenda européen en matière de migration » [en ligne], URL : http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/what-we-do/policies/european-agenda...
[18] COMMISSION EUROPEENNE (2015, 13 mai). Op. Cit.
[19] BALIBAR Etienne (2015, 15 septembre). « Europe et réfugiés : l’élargissement par Etienne Balibar », Mediapart [en ligne], URL : https://blogs.mediapart.fr/ebalibar/blog/150915/europe-et-refugies-l-ela...
[20] TRAUNER Florian (2016, 24 mars). “Asylum policy: the UE’s “crises” and the looming policy regime failure”, Journal of European Integration [en ligne], URL: http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07036337.2016.1140756
[21] CARRERA Sergio (2015). « To adopt refugee quotas or not : Is that the question ? », Center for European Studies [en ligne], URL: https://www.ceps.eu/system/files/SCarreraRefugeeQuotas_0.pdf
[22] WIMMER Andreas et GLICK SCHILLER Nina (2003). « Methodological Nationalism, the Social Sciences, and the Study of Migration: An Essay in Historical Epistemology”, The International Migration Review, Vol. 37, No. 3, Transnational Migration: International Perspectives (Fall, 2003), pp. 576-610 [en ligne], URL : https://www.jstor.org/stable/30037750
[23] WIMMER Andreas et GLICK SCHILLER Nina (2003). Op. Cit.
[24] ECO Umberto (2007). « L’Europe du métissage », dans Visions d’Europe, GERMEK Bronislaw et PICHT Robert (dir.), Paris, Odile Jacob.
[25] ECO Umberto (2007). Op. Cit. p. 213.
[26] FERRY Jean-Marc (2006). Europe, la voie kantienne. Essai sur l’identité postnationale, Paris, Cerf, p. 63.
[27] EUROBAROMETRE (2014, juin). « La citoyenneté européenne » [en ligne], URL : http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/eb/eb81/eb81_citizen_fr.pdf


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