Révolution 4.0 : entre opportunités et dangers

ANALYSE – Alors que le numérique a déjà envahi notre quotidien sous la forme de smartphone, il s’attaque désormais à toute l’économie y compris le travail. Effectivement ces dernières années ont été fructueuses pour le développement des nouvelles technologies, comme l’atteste la « naturalisation » saoudienne de Sophia le 25 octobre 2017, faisant ainsi d’elle le premier robot doté d’intelligence artificielle à obtenir une nationalité [1]. Ces nouvelles transformations forment la pierre angulaire de la dite 4ème révolution industrielle. Ce phénomène mondial et virulent pose des questions précises à l’égard de la société et de l’emploi. En effet, cela mène à réfléchir sur la nature du travail du XXIème siècle, sur les dangers et les relations que ces changements ont sur les droits sociaux et humains et enfin quelles solutions sont envisagées pour faire de cet inévitable une aubaine pour les humains.

Français

Androïdes - Source: Flickr

En 1944, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) affirmait par la Déclaration de Philadelphie que « tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales.» [2]. L’OIT, de part cette déclaration conçoit le travail comme essentiel à la justice sociale, qui est apparait comme le fondement d’une paix durable [3]. Selon ce texte, le but intrinsèque du progrès économique n’est pas son accomplissement en lui-même mais il reste  au contraire,  le moyen privilégié devant permettre le progrès social et l’instauration d’une paix durable [3]. De cette approche découle une vision utilitaire du travail qui opère en faveur du bien-être. Cependant, avec les avancées technologiques que connaît le monde actuellement, le travail est sur le point d’être révolutionner. Ce phénomène n’est pas nouveau et paraît même être récurrent à l’échelle de l’humanité comme l’ont montré les trois révolutions industrielles qui ont secoués les XIXème et XXème siècles. En pleine transition industrielle 4.0, il convient de réfléchir à la nature et les caractéristiques du travail de demain.

 

Le travail de l’avenir : pour le meilleur ou pour le pire

Le développement intensif du numérique ainsi que l’intelligence artificielle poussent à envisager le travail différemment à la fois dans les méthodes de production et l’organisation du travail [4]. Alors que certains spécialistes présagent une baisse conséquente de la main d’œuvre humaine dans les entreprises, d’autres telle que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont plus optimistes et considèrent que cette perte d’emploi existera, mais ne sera néanmoins pas gargantuesque [5]. Par conséquent, l’automatisation et la robotisation de la société risque dans un premier temps, de raréfier le travail. Cependant, contrairement aux idées reçues les emplois à faibles qualifications ne sont pas les seuls visés par la vague numérique qui commence à menacé les cols blancs, partie constituante du secteur tertiaire [6]. Bien que l’Allemagne connaisse une grande robotisation de son industrie, cela ne s’est pas suivi d’un fort accroissement du taux de chômage mais les conditions de travail se sont tout de même détériorées en favorisant la multiplication des emplois précaires, mal payés ou à temps partiel [7]. Cet aggravant des inégalités sociales est notamment dû au fait que l’économie numérique n’assure plus une sécurité d’emploi, un salaire décent et durable à la majorité de la population qui doit donc se tourner vers de nouveaux emplois, tels que le travail d’indépendant ou les emplois précaires [8]. Ce phénomène illustré par celui de l’« uberisation », qui se réfère à l’utilisation des nouvelles technologies comme une interface connectant directement l’offre et la demande, [9] favorise le développement de travailleurs indépendants fragiles et soumis aux lois du marché. Ces nouvelles méthodes d’activité poussent les Etats à réagir face à cette altération grandissante des structures d’emploi et des standards économiques.

 

Nouveau travail, nouvelle protection : l’avenir des droits sociaux

Malgré la baisse de la quantité d’emploi, le travail reste et restera surement le premier moyen de subsistance [10]. Sa modification entraîne, cependant, à repenser les droits et protections sociales des travailleurs pour qu’ils restent malgré cette transition protégés. L’Etat étant garant de la sécurité et la protection de ses citoyens, c’est donc lui qui sera chargé de trouver des alternatives lui permettant de remplir ses fonctions régaliennes.

Dans un premier temps, les nouvelles formes de travail poussent à redéfinir la notion de salarié et salariat, qui selon  Patrick Thiébart, spécialiste français du droit du travail devrait être définit économiquement, c’est-à-dire se concentrer non pas sur la subordination juridique mais sur celle économique d’un individu par rapport à une entreprise [11]. En définissant un cadre juridique pertinent pour ces nouvelles professions, les droits des travailleurs pourraient être assurés et défendus empêchant ainsi la concurrence déloyale entre entreprises et tout abus à l’encontre des individus [12]. Une autre possibilité législative serait de définir des droits universels qui ne seraient non plus attachés à un statut mais à la personne [13]. Dans un second temps, afin d’assurer la défense des droits sociaux durant la transition numérique une régulation de la  propriété intellectuelle serait nécessaire. Cela permettrait, en effet que les logiciels de ces plateformes interactives tombent plus rapidement dans le domaine public empêchant une durée d’exploitation commerciale trop longue [14]. Même si les avis concernant les effets de la nouvelle vague digitale sont clivants, tous s’accordent à dire que le cadre social devrait être renforcé dans le but d’accroître la qualité de vie et de réduire les inégalités entre citoyens. Ce sont donc les Etats qui auront à réformer et adapter leurs systèmes sociaux dans le but de les rendre plus pertinents aux réalités en devenir de l’emploi [15].

 

Quand les Etats réagissent, qu’advient-il ?

Afin de remplir leurs fonctions étatiques et d’assurer une transition des plus saines possibles les gouvernements notamment européens ont fait preuve d’ingéniosité. Par exemple en 2015, dans son rapport remis à la ministre du travail de l’époque Madame El Khomi, le directeur général adjoint  d’Orange, préconise la formation des travailleurs ainsi que l’instauration d’un devoir de déconnexion du salarié [16].  Entré en vigueur au 1er janvier 2017, cette mesure prévoit que les entreprises de plus de 50 salariés traitent de ce droit dans une charte spécifique précisant ses modalités [17]. Cela devrait donc permettre un meilleur épanouissement personnel de part une segmentation plus claire entre la vie professionnelle et la vie privée, menacé par la connectivité permanente permise par les smartphones. Cette alternative ne protège non pas le travail du salarié mais bien ses conditions de travail qui évoluent grandement au regard de l’évolution numérique.

Un autre projet, plus iconoclaste commence à germer dans les esprits et dans la réalité de certains pays tel que la Finlande ou les Pays-Bas. En effet, le revenu universel fait de plus en plus parler de lui, et pour cause. Ayant notamment pour ambition de pallier le manque à gagner engendré par la révolution 4.0 en matière de travail, le revenu de base répondrait à l’utopie déjà développé par Thomas More au XVIème siècle [18]. L’idée générale de ce concept est d’octroyer un revenu inconditionnel de base à tous les citoyens [19]. Selon les adhérents de ce projet, cela permettrait de garantir les besoins de base, d’offrir une liberté totale aux individus qui pourraient vivre la vie qu’ils désirent [20]. Cependant, les détracteurs de cette approche soulèvent souvent que cet idéal possèderait un coût financier énorme pour les finances publiques [21]. Alors que certains pays, comme nouvellement la France, décident de tenter l’expérience à une petite échelle, d’autres préfèrent se tourner vers des approches différentes. Parmi elles, se trouve celle de la « flexicurity » développée notamment par le gouvernement danois qui combine une flexibilité de l’emploi, une sécurité sociale généreuse mais aussi des politiques de marchés dynamiques qui octroient aussi des droits et des obligations aux individus sans-emplois [22]. Ce projet se base sur le fait que si les individus ont la garantie inconditionnelle d’une sécurité sociale, d’un logement, d’un accès à l’éducation et à la formation alors, ils n’auront pas peur de changer ou perdre leurs emplois [23]. Cette sécurité permettrait donc à l’Etat de déréguler un peu plus le marché du travail laissant les décisions d’emploi aux entreprises qui agiraient au regard de la logique économique du moment [24]. Bien que cette alternative semble fournir ses preuves dans les pays nordiques qui l’ont adopté, il ne faut tout de même pas oublier ni la singularité ni la diversité culturelle et historique des sociétés qui peuvent rendre un tel modèle pertinent pour un pays mais moins pour un autre.

 

Conclusion

Alors que toutes les révolutions industrielles passées ont bouleversé à la fois les méthodes de travail et les modes de vie, l’essor des nouvelles technologies ainsi que la révolution 4.0 ne semblent pas déroger à cette règle. En redéfinissant à la fois le travail ainsi que le statut du travailleur, la vague digitale touche de plein fouet les droits sociaux des individus qui se trouvent de plus en plus impactés par les aléas naturels de la vie. Même si avec l’arrivé du numérique les droits sociaux peuvent perdre de leurs pertinences, ils devraient, néanmoins, toujours être redéfinis par l’Etat, qui selon l’idée originelle du pacte sociale se trouve être le garant de la sécurité et du bien-être de ses ressortissants. C’est donc dans le but de remplir ses fonctions régaliennes à l’avenir mais aussi durant cette période de transition, que les entités étatiques redoublent d’ingéniosité pour faire face à cette nouvelle donne qu’est celle du numérique. La diversité des alternatives proposées, les contestations ou protestions citoyennes qu’elle lève, poussent à se demander si cette fois-ci, les impacts de cette révolution 4.0 ne dépasseront pas les frontières de l’économie et du social pour s’attaquer au politique en développant une nouvelle forme de participation citoyenne. 

 Par Line Barabant - Assistante de recherche au CIPADH 

NOTES DE BAS DE PAGE

[1] MORIN, Violaine. Sophia, robot saoudienne et citoyenne. Le Monde [en ligne.] (modifié le 4 novembre 2017) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/04/sophia-robot-saoudienne-et-citoyenne_5210094_3232.html  (Consulté le 6/11/2017).

[2] Organisation internationale du travail. Constitution de l’OIT. [en ligne.] Disponible sur : http://www.ilo.org/dyn/normlex/fr/f?p=NORMLEXPUB:62:0::NO::P62_LIST_ENTRIE_ID:2453907  (Consulté le 6/11/2017).

[3] La Croix. Quel avenir pour le travail ?. [en ligne.] (modifié le 29/03/2017) Disponible sur : https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Quel-avenir-pour-travail-2017-03-29-1200835755  (Consulté le 8/11/2017).

[4] PARRINO, Beatrice. Révolution numérique : comment le droit s'adapte. Le Point [en ligne.] (modifié le 23 septembre 2015) Disponible sur : http://www.lepoint.fr/economie/revolution-numerique-comment-le-droit-s-adapte-23-09-2015-1967173_28.php#  (Consulté le 08/11/2017).

[5] Ouest-France. L’impact de la révolution numérique sur l’emploi inquiète l’Europe. [en ligne.] (modifié le 19/09/2017) Disponible sur : https://www.ouest-france.fr/high-tech/l-impact-de-la-revolution-numerique-sur-l-emploi-inquiete-l-europe-5256637  (Consulté le 8/11/2017).

[6] CONSTANT, Alain. TV : « Un monde sans travail ». Le Monde [en ligne.] (modifié le 11 octobre 2017) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/10/11/tv-un-monde-sans-travail_5199546_1655027.html  (Consulté le 8/11/2017).

[7] VOLLE, Michel. En Allemagne, la robotisation n’a pas créé de chômeurs... mais elle a aggravé les inégalités. Atlantico [en ligne.] (Modifié le 26 octobre 2017) Disponible sur : http://www.atlantico.fr/decryptage/en-allemagne-robotisation-pas-cree-chomeurs-mais-elle-aggrave-inegalites-michel-volle-3203792.html  (Consulté le 8/11/2017).

[8] COLIN, Nicolas & PALIER, Bruno. The Next Safety Net. Foreign Affairs [en ligne.] (modifié le 16 juin 2015) Disponible sur: https://www.foreignaffairs.com/articles/2015-06-16/next-safety-net  (Consulté le 8/11/2017).

[9] The Economist. Workers on tap. [en ligne.] (modifié le 3 janvier 2015) Disponible sur : https://www.economist.com/news/leaders/21637393-rise-demand-economy-poses-difficult-questions-workers-companies-and  (Consulté le 9/11/2017).

[10] La Croix. Quel avenir pour le travail ?. Op.cit.[3].

[11] PARRINO, Beatrice. Révolution numérique : comment le droit s'adapte. Le Point. Op.cit. [4].

[12] TOGNI, Mario. Quelles réponses face à l’uberisation de l'économie?  Le Courrier. [en ligne.] (modifié le 1 mai 2017) Disponible sur : https://www.lecourrier.ch/149026/quelles_reponses_face_a_l_uberisation_de_l_economie  (Consulté le 9/11/2017).

[13] La Croix. Quel avenir pour le travail ?. Op.cit.[3].

[14] TOGNI, Mario. Quelles réponses face à l’uberisation de l'économie?  Le Courrier. Op.cit.[12].

[15] VALERO, Jorge. Digital revolution forces rethink of labour and welfare. Euractiv. [en ligne.] (modifié le 18 septembre 2017) Disponible sur : http://www.euractiv.com/section/economy-jobs/news/digital-revolution-forces-rethink-of-labour-and-welfare/  (Consutlé le 9/11/2017).

[16] SAUVAJOL-RIALLAND, Caroline. Rapport Mettling : droit et devoir à la déconnexion. Le Monde [en ligne.] (modifié le 25 septembre 2015) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/25/rapport-mettling-droit-et-devoir-a-la-deconnexion_4771955_3232.html#QfcRKmDp8SoXGRKj.99 (Consulté le 9/11/2017).

[17] MALIGORNE, Clémentine. Travail : vous avez désormais le droit de vous déconnecter. Le Figaro [en ligne.] (modifié le 4 janvier 2017) Disponible sur : http://www.lefigaro.fr/social/2016/12/31/20011-20161231ARTFIG00013-le-droit-a-la-deconnexion-qu-est-ce-que-c-est.php (Consulté le 9/11/2017).

[18] ROGER, Patrick. De Thomas More à Michel Foucault, la longue histoire du revenu universel. Le Monde [en ligne.] (modifié le 19 octobre 2016) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/10/19/de-thomas-more-a-michel-foucault-la-longue-histoire-du-revenu-universel_5016520_823448.html#SROMpShAkCc3O6P5.99  (Consulté le 10/11/2017).

[19] COLIN, Nicolas & PALIER, Bruno. The Next Safety Net. Foreign Affair. Op. cit. [8].

[20] Ibid.

[21] Ibid.

[22] The Economist. Special report: Denmark's labour market, flexicurity. [en ligne.] (modifié le 7 septembre 2006) Disponible sur: http://www.economist.com/node/7880198  (Consulté le 6/11/2017).

[23] COLIN, Nicolas & PALIER, Bruno. The Next Safety Net. Foreign Affair. Op. cit. [19].

[24] Ibid.

[25] Ibid.

 

 

WEBOGRAPHIE

COLIN, Nicolas & PALIER, Bruno. The Next Safety Net. Foreign Affairs [en ligne.] (modifié le 16 juin 2015) Disponible sur: https://www.foreignaffairs.com/articles/2015-06-16/next-safety-net  (Consulté le 8/11/2017).

CONSTANT, Alain. TV : « Un monde sans travail ». Le Monde [en ligne.] (modifié le 11 octobre 2017) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/10/11/tv-un-monde-sans-travail_5199546_1655027.html  (Consulté le 8/11/2017).

La Croix. Quel avenir pour le travail ?. [en ligne.] (modifié le 29/03/2017) Disponible sur : https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Quel-avenir-pour-travail-2017-03-29-1200835755  (Consulté le 8/11/2017).

MALIGORNE, Clémentine. Travail : vous avez désormais le droit de vous déconnecter. Le Figaro [en ligne.] (modifié le 4 janvier 2017) Disponible sur : http://www.lefigaro.fr/social/2016/12/31/20011-20161231ARTFIG00013-le-droit-a-la-deconnexion-qu-est-ce-que-c-est.php (Consulté le 9/11/2017).

MORIN, Violaine. Sophia, robot saoudienne et citoyenne. Le Monde [en ligne.] (modifié le 4 novembre 2017) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/04/sophia-robot-saoudienne-et-citoyenne_5210094_3232.html  (Consulté le 6/11/2017).

Organisation internationale du travail. Constitution de l’OIT. [en ligne.] Disponible sur : http://www.ilo.org/dyn/normlex/fr/f?p=NORMLEXPUB:62:0::NO::P62_LIST_ENTRIE_ID:2453907  (Consulté le 6/11/2017).

Ouest-France. L’impact de la révolution numérique sur l’emploi inquiète l’Europe. [en ligne.] (modifié le 19/09/2017) Disponible sur : https://www.ouest-france.fr/high-tech/l-impact-de-la-revolution-numerique-sur-l-emploi-inquiete-l-europe-5256637  (Consulté le 8/11/2017).

PARRINO, Beatrice. Révolution numérique : comment le droit s'adapte. Le Point [en ligne.] (modifié le 23 septembre 2015) Disponible sur : http://www.lepoint.fr/economie/revolution-numerique-comment-le-droit-s-adapte-23-09-2015-1967173_28.php#  (Consulté le 08/11/2017).

ROGER, Patrick. De Thomas More à Michel Foucault, la longue histoire du revenu universel. Le Monde [en ligne.] (modifié le 19 octobre 2016) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/10/19/de-thomas-more-a-michel-foucault-la-longue-histoire-du-revenu-universel_5016520_823448.html#SROMpShAkCc3O6P5.99  (Consulté le 10/11/2017).

SAUVAJOL-RIALLAND, Caroline. Rapport Mettling : droit et devoir à la déconnexion. Le Monde [en ligne.] (modifié le 25 septembre 2015) Disponible sur : http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/25/rapport-mettling-droit-et-devoir-a-la-deconnexion_4771955_3232.html#QfcRKmDp8SoXGRKj.99 (Consulté le 9/11/2017).

The Economist. Workers on tap. [en ligne.] (modifié le 3 janvier 2015) Disponible sur : https://www.economist.com/news/leaders/21637393-rise-demand-economy-poses-difficult-questions-workers-companies-and  (Consulté le 9/11/2017).

The Economist. Special report: Denmark's labour market, flexicurity. [en ligne.] (modifié le 7 septembre 2006) Disponible sur: http://www.economist.com/node/7880198  (Consulté le 6/11/2017).

TOGNI, Mario. Quelles réponses face à l’uberisation de l'économie?. Le Courrier. [en ligne.] (modifié le 1 mai 2017) Disponible sur : https://www.lecourrier.ch/149026/quelles_reponses_face_a_l_uberisation_de_l_economie  (Consulté le 9/11/2017).

VALERO, Jorge. Digital revolution forces rethink of labour and welfare. Euractiv. [en ligne.] (modifié le 18 septembre 2017) Disponible sur : http://www.euractiv.com/section/economy-jobs/news/digital-revolution-forces-rethink-of-labour-and-welfare/  (Consutlé le 9/11/2017).

 

VOLLE, Michel. En Allemagne, la robotisation n’a pas créé de chômeurs... mais elle a aggravé les inégalités. Atlantico [en ligne.] (Modifié le 26 octobre 2017) Disponible sur : http://www.atlantico.fr/decryptage/en-allemagne-robotisation-pas-cree-chomeurs-mais-elle-aggrave-inegalites-michel-volle-3203792.html  (Consulté le 8/11/2017).