Voyage aux origines du conflit armé en Colombie

La Colombie vient d’introniser un nouveau président, Ivan Duque, un proche d’Álvaro Uribe, qui gouverna le pays d’une main de fer entre 2002 et 2010. Certains analystes soulignent que l’élection de Duque ouvre la porte à une incertitude concernant le processus de paix. En effet, le nouveau président a fait campagne pour renégocier des accords de paix qui ont pour but de mettre fin à une longue période de conflit entre le gouvernement et des groupuscules armés. Il est néanmoins nécessaire de prendre de la distance et de revenir sur un siècle de violence en Colombie pour comprendre les origines du conflit armé et appréhender les enjeux à venir du pays.

Français

Le drapeau colombien flottant au dessus d'un quartier de Bogotá - Source: Felipe Restrepo Acosta / Wikimedia Commons.

La « Violencia » et la création du « Frente Nacional »

L’histoire de la Colombie se caractérise par des oscillations entre des dynamiques de paix et des périodes de violence. Dès le début de XXe siècle, la Colombie a dû faire face à la guerre des milles jours, entre les partisans d’un État central fort et les partisans d’un État fédéral [1]. Cette guerre s’est terminée par la mort de 100'000 personnes et la séparation du Panama de l’État colombien [2]. À la fin du XIXe siècle, ce pays fut le théâtre de violentes batailles entre les conservateurs et les libéraux [3]. Dans les années 1940 et 1950, la bataille entre ces deux forces politiques donnera lieu à une guerre civile que les colombiens appellent communément La Violencia. Celle-ci causa la mort de plus de 250'000 personnes à travers tout le pays [4].

Le point culminant de cette période de violence fut l’assassinat du candidat libéral Jorge Eliécer Gaitán en avril 1948 par un jeune homme sous les ordres d’un commanditaire encore inconnu de nos jours [5]. L’assassinat de ce candidat aux accents populistes proche de l’aile gauche du parti libéral causa des émeutes dans les campagnes et les grandes villes du pays, là où une partie des couches populaires demandaient des réformes sociales et politiques [6]. Parallèlement aux émeutes, cet assassinat provoqua une première vague de radicalisation des mouvements d’opposition au gouvernement colombien. En effet, c’est dans cette période de forte polarisation que le parti communiste colombien (PCC) sera au plus haut de son influence dans les zones rurales vivant de la plantation de café [7].  

La mort de Jorge Eliécer Gaitán (au centre) marqua les esprits et représenta le point culminant d’une longue  période de violence – Source : Luis Alberto Gaitán.

Dans les années 1960 et 1970, la guerre froide et la rhétorique anti-communiste promue par les États-Unis auront pour conséquence de mettre fin à la Violencia grâce à un pacte de gouvernance appelé El Frente Nacional entre le parti conservateur et le parti libéral [8]. Ce pacte stipule que les deux grands partis colombiens doivent diriger le pays de manière alterné sans tenir compte des résultats des élections [9].

 

La naissance des mouvements d’auto-défense

Le bipartisme institutionnalisé et la volonté d’exclure le PCC et ses alliés de la vie politique colombienne furent les éléments ayant déclenchés la deuxième vague de radicalisation des mouvements d’opposition aux deux grands partis [10]. Néanmoins, il ne faut pas négliger les facteurs sociaux-économiques de cette radicalisation. En effet, les années 1960 sont marquées par de fortes tensions sociales, notamment du fait de la demande d’une meilleure redistribution des terres [11]. Or, il est important de noter qu’en cette période, le gouvernement colombien a mis en place une politique appelé le développement économique accéléré. Celle-ci part du postulat que les terres agricoles sont sous-exploitées par les paysans traditionnels. Elle préconise l’industrialisation des campagnes par les grandes firmes, qui selon l’économiste canadienne Lauchin Currie, vont pouvoir maximiser l’exploitation des sols [12].

L’expropriation des terres qui découlent de telles réformes et la colère montante des groupes affiliés à l’extrême-gauche colombienne favorise l’émergence de communautés d’autodéfense dans les campagnes du pays, en témoigne la création éphémère de la République de Marquetalia, qui se présenta comme une zone indépendante de l’Etat colombien [13]. La création de tels mouvements dissidents est favorisée par la faible présence de l’administration colombienne de l’époque en dehors des grandes villes [14].

 

L’émergence des FARC

C’est dans le contexte du démantèlement de ces foyers dissidents qu’une troisième vague de radicalisation va voir le jour. En effet, ces mouvements d’autodéfense vont se transformer en mouvements de guérillas [15], dont un est devenu particulièrement célèbre.

Les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) sont nés le 27 mai 1964 par des militants marxistes ayant des liens avec les réseaux du parti communiste colombien, établies principalement dans la région du Tolima [16]. Le fondateur des FARC, Manuel Marulanda Vélez, est une personne venant d’un milieu paysan. Il fut un militant du parti communiste et embrasse l’idéologie marxiste-léniniste dès sa jeunesse [17]. Selon lui, les militants du parti communiste et les anciens mouvements d’autodéfense ont échoué car ils n’étaient pas assez conquérant et structuré, il prône alors la création d’une véritable force militaire afin de combattre le gouvernement colombien [18]. Ainsi en 1966, les FARC annoncent qu’ils vont mettre en place la combinaison de « tous les moyens de la lutte ». En conséquence, sous la direction de Marulanda Vélez, les FARC seront un mouvement cloisonné et hiérarchisé. Dès la fin des années 1970, il ambitionne d’augmenter ses effectifs et d’assoir sa présence dans les zones urbaines [19].

Marulanda Vélez (à gauche) discutant avec son associé, Jacobo Arenas (à droite), un des principaux idéologues des FARC – Source : Agencia Fariana de Prensa.

Selon le politologue colombien José Wilmar, les cadres de ce mouvement révolutionnaire n’ont pas un socle idéologique homogène [20]. Selon lui, les dirigeants des FARC empruntent quelques éléments de langage à Marx et Lénine en ce qui concerne la révolution prolétarienne, mais en parallèle de cela, ils se présentent aussi comme un mouvement d’opposition aux élites urbaines. Ils supportent une réforme agraire en faveur des paysans colombiens [21]. José Wilmar en conclu que la faible base idéologique des FARC aura pour conséquence une facilitation de la transition de ce mouvement vers des activités plus criminelles et lucratives [22].

 

La transition des FARC vers le narcotrafic et l’enlèvement

La Marijuana avait été introduite en Colombie par le gouvernement conservateur de Pedro Nel Ospina dans les années 1920. A cette époque le but était de stimuler l’industrie colombienne du textile à travers la production de chanvre. Avec l’émergence de la consommation de drogues récréatives dans les années 1970, un grand réseau de narcotrafiquant va se mettre en place dans le pays. Les acteurs de ce réseau se transformeront en cartels, et s’appuieront sur l’existence d’une paysannerie hostile au gouvernement central et sûr les anciens réseaux de contrebande latino-américains [23].

A partir des années 1980, la cocaïne devient populaire aux Etats-Unis, à cette époque, les narcotrafiquants colombiens en profitent pour se lancer dans la production de feuille de coca, un composant important de la cocaïne. Les cultivateurs de feuille de coca vivent principalement dans les régions tropicales contrôlées par les FARC. Ces derniers comprendront assez vite qu’il y’a une grande opportunité financière à saisir d’un tel commerce [24].

Malgré un discours marxiste prônant le rejet des récréations  « bourgeoises », les cadres du FARC, en manque d’argent et d’effectifs, ont commencé à s’adonner à ce commerce illicite tout en évinçant les collaborateurs des cartels des campagnes colombiennes. Grâce à l’argent de la drogue, l’organisation aura assez de moyens pour commencer à s’implanter dans les zones urbaines colombiennes. En effet, dans les années 1990, les FARC observent leur plus grande progression en adhérents, celle-ci atteindra un pic aux alentours des années 2005 avec 50'000 combattants [25]. En plus du Traffic de cocaïne, les guérilléros s’adonneront à l’enlèvement d’individus, en particulier des personnalités politiques dont la candidate à l’élection présidentielle Ingrid Bettencourt en 2002 [26].

 

L’émergence des paramilitaires

Dès les années 1960, les grands propriétaires de terres se préoccupent de voir grandir l’hostilité des paysans envers eux. En conséquence, ils commencent à financer des armées privées dans le but se protéger. Néanmoins, avec le temps, ces petites forces armées s’émancipent de leurs commanditaires et deviennent les « paramilitaires ». Petit à petit, tout comme les FARC, ces forces se lanceront dans le trafic de cocaïne pour pérenniser leur existence. Les membres des forces paramilitaires seront aidés par certains cartels colombiens. En effet, l’expropriation des terres appartenant aux cartels par les FARC dans les années 1970 amèneront ces derniers à soutenir les actions des paramilitaires [27]. Les actions des paramilitaires ne cibleront pas que les membres des FARC, en effet, ces derniers attaqueront également les familles paysannes soupçonnées d’aider des groupes rebelles marxistes [28].

Groupe de paramilitaires des Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) en train de s’entraîner – Source Silvia Andrea Moreno / Flickr.

 

Le « Plan Colombia »                      

Aux alentours des années 2000, le pays vit encore une période avec un haut niveau de violence avec des enlèvements de civils de la part des groupes rebelles révolutionnaires et des attaques contre les paysans de la part des paramilitaires. Le président colombien qui était en exercice, le conservateur Andrés Pastrana, met en place le Plan Colombia, qui avait pour but d’éradiquer les plantations de feuilles de coca et l’anéantissement des FARC grâce à une augmentation de l’arsenal militaire du gouvernement [29]. Ce plan couta plus de 8 milliards de dollars, et fut en partie financé par le gouvernement des États-Unis.  Ce plan provoque des représailles de la part des FARC, une hausse des attaques contre les civils et l’exode de milliers des cultivateurs vers l’Equateur [30].

Après les attentats du 11 septembre 2001, dans un contexte de lutte contre le terrorisme lancé par le président états-unien George W. Bush,  le gouvernement colombien arrive à faire inscrire les membres des FARC dans la liste des terroristes les plus recherchés du monde [31].

 

La parapolitique

En 2002, Álvaro Uribe, candidat de droite, est élu président de la Colombie avec un programme qui met en avant le concept de la « sécurité démocratique », laquelle désigne un ensemble de mesures qui visant à anéantir les FARC comme par exemple l’entrainement de milices civils dans les zones tenus par les rebelles et un renforcement du pouvoir décisionnaire des militaires, qui dès lors pouvaient travailler et interroger des personnes sans avoir peur des conséquences judiciaires de leurs actes [32]. Ces réformes ont amenés les militaires à commettre des actes de torture contre les FARC et des civils innocents selon Human Rights Watch [33].

En parallèle de ces mesures, le gouvernement colombien a mis en place une politique de collaboration implicite avec les paramilitaires, qui est communément appelé la « parapolitique ». Celle-ci peut se résumer en trois points. Premièrement, le gouvernement a mis en place une loi permettant d’amnistier les paramilitaires qui décident de laisser tomber les armes. Deuxièmement, le gouvernement soutient d’une manière secrète certains groupes paramilitaires, en leur fournissant des financements ou en leur laissant le champ libre avec une absence de contrôle des militaires dans certaines régions du pays. Troisièmement, contrairement aux déclarations publiques, le gouvernement n’a pas été proactif dans la volonté de démobiliser les effectifs des paramilitaire [34].

La politique sécuritaire du gouvernement d'Álvaro Uribe aura des résultats positifs sur la réduction du nombre d'enlèvements commis dans les villes colombiennes. En effet, les guérilléros ont fuient les villes et se sont retranché dans l'arrière-pays, là où ils avaient commencé leur action [35]. Cependant, la politique du gouvernement Uribe sera entachée par des cas de violation des droits humains. En témoigne l'affaire des faux positifs commis par l'armée colombienne. En effet, entre 2002 et 2008, celle-ci a executé des innocents et deguisé ces derniers dans le but de les faire passer pour des combattants affiliés aux FARC [36]


Le gouvernement Uribe est souvent mis en cause pour la complaisance qu’il entretenait avec les paramilitaires. Ici, le président Uribe (à droite) s’entretient avec Michael Mullen, le chef d’État-Major des armées des États-Unis (à gauche). Le président colombien est accompagné de son ministre de la défense Juan Manuel Santos (au centre) – Source US Defense Department / Wikimedia Commons.

 

L’émergence d’une paix durable ?

En 2010, Juan Manuel Santos qui fut ministre de la défense sous le gouvernement Uribe, est élu président de la république colombienne avec le soutien de ce dernier. Malgré son implication directe dans la politique sécuritaire d’Uribe, le président Santos se distancie de la politique de la sécurité démocratique dès son entrée en fonction. En effet. Il va entamer un processus afin d’arriver à une paix entre les forces gouvernementales, les paramilitaires et les mouvements révolutionnaires [37].

Dès le début de son mandat, il met en place une politique de restitution des terres en faveur des paysans qui avaient dû fuir leur parcelle sous la pression des paramilitaires [38]. Selon le politologue Jacobo Grajales, les initiatives inattendues du président Santos ont trois buts. Premièrement, anticiper les demandes des FARC qui réclamaient une réforme agraire depuis un demi-siècle, deuxièmement, délégitimer le combat armé des guérilléros, troisièmement, corriger une incertitude juridique liée à l’achat et l’appropriation des terres [39].

De février à août de l'année 2012, un groupe de négociateurs s’est entretenu régulièrement avec des représentants des guérillas colombiennes à la Havane, la capitale cubaine. Le but de ces rencontres secrètes était d’arriver à un accord de paix entre le gouvernement colombien et les représentants des guérillas [40]. Ainsi, un accord général visant la fin du conflit armé est dévoilé au grand jour en août 2012. Il ne s’agit là que d’un accord de bonne volonté qui devait être soumis au vote du peuple. Il est possible de résumer cet accord en quatre points fondamentaux [41].

 (I) L’arrêt des hostilités et le désarmement des guérilléros.

(II) La fin du trafic de drogue et des activités criminelles.

(III) La réintégration des guérilléros dans la vie civile et politique colombienne.

(IV) Une meilleure répartition des terres et un développement économique qui vise à réduire les disparités entre régions

Au vue des points ci-dessus, il est évident que les négociateurs de l’accord de paix ont tenté de comprendre les dynamiques de violence en Colombie depuis plus d’un siècle, en effet, la question de la répartition des terres a été soulevée, de même que celle de l’exclusion de la gauche marxiste au monde politique. Du point de vue du gouvernement colombien, il s’agit également  d’amenuiser les tensions sociales à l’intérieur de la société colombienne afin d’éviter de revivre les vagues de radicalisation des groupes armées rebelles.

Le prix Nobel de la paix fut décerné au président Santos en 2016 pour avoir implémenté le processus de paix [42]. Néanmoins, les accords de paix n’auront pas l’appui du peuple colombien. L’échec aux urnes des accords de paix et l’avenir de la paix en Colombie seront traité dans un prochain article.

 
Par Alvaro Candia Callejas

 

 

Bibliographie

[1] DE LA PEDRAJA, René. Wars of Latin America, 1899-1041, McFarland & Company: Jefferson & London, 2006, pp. 44-45.

[2] MARKS, Thomas. Colombian Army Adaptation to FARC Insurgency, Carlisle: Strategic Studies Institute, 2002, p. 3.

[3] FARNSWORTH-ALVEAR, Ann. PALACIOS, Marco. GÓMEZ LÓPEZ Ana María (ed), The Colombia Reader: History, Culture, Politics. Durham & London: Duke University Press, 2017, p. 3.

[4] Ibid, p. 4.

[5] TAHAR CHAOUCH, Malik. « La presencia de una ausencia: Jorge Eliécer Gaitán y la desventuras del populismo en Colombia », Araucaria Revista Iberoamericana de Filosofía, Política y Humanidades, Vol. 11, No. 22, 2009, pp. 251-262.

[6] PAREDES, Zioly. DÍAZ, Nordelia. « Los origenes del Frente Nacional en Colombia », Presente y Pasado. Revista de Historia, 2007, Vol 12, No. 23, p. 185.

[7] BRITTAIN, James J. Revolutionary Social Changes in Colombia: The Origin and Direction of the FARC-E, New York & Londres, Pluto Press, 2010. pp. 4-10.

[8] Ibid, p. 4.

[9] Ibid, p. 6.

[10] Ibid, p. 7.

[11] WILMAR, José. « Las FARC-EP: de movimiento social a grupo armado », Katharsis, No. 17, 2014, p. 151.

[12] BRITTAIN, James J, Op. cit, p. 7.

[13] PIZARRO LEONGÓMEZ, Eduardo, « Los orígnes del movimiento armado communista en Colombia: 1949-1966 », No. 7, Análisis Politico IEPRI, 1989, disponible en ligne: http://biblioteca.clacso.edu.ar/ar/libros/colombia/assets/own/analisis07.pdf, (consulté le 05.06.2018).

[14] ROBINSON, James A., “La Miseria en Colombia”, Desarollo y Sociedad, Vol. 76, No.1, 2016, p. 25.

[15] DOMINGUEZ CANCELADO, José F. « Las FARC-ep: De la guerra de guerrillas al control territorial”, Mémoire de maîtrise, Universidad del Valle, Accessible par Biblioteca Digital – Universidad Icesi, 9804113, 2011, p. 47.

[16] BRITTAIN, James J. Revolutionary Social Changes in Colombia: The Origin and Direction of the FARC-EP, New York & Londres, Pluto Press, 2010. p. 9.

[17] Ibid, p. 10.

[18] DOMINGUEZ CANCELADO, José F. « Las FARC-ep: De la guerra de guerrillas al control territorial”, Mémoire de maîtrise, Universidad del Valle, Accessible par Biblioteca Digital – Universidad Icesi, 9804113, 2011, p. 53.

[19] WILMAR, José. MONTOYA, Pino. « Las FARC-EP: de movimiento social a grupo armado », Katharsis, No. 17, 2014, p. 153.

[20] Ibid, pp. 152-154.

[21] Ibid, p. 154.

[22] Ibid, p. 156.                                               

[23] GANDILHON, Michel. « Les FARC : une narco-guérilla ? Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, une organisation entre politique et crime », Travail de troisième cycle universitaire, Université Panthéon-Assas Paris III, 2009, p. 51.

[24] Ibid, p. 57.

[25] Ibid, pp. 58-59.

[26] GARIBAY, David. « Le conflit armé interne en Colombie : échec des solutions négociées, succès apparent de la solution militaire, poursuite des violences » dans Corentin SELIN (Dir.), Résistances, insurrections, guérillas, Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 139.[27] GANDILHON, Michel, Op. cit, p.61.

[28] REUTERS. « Un grupo de paramilitares asesina a 25 campesinos en Colombia », El Mundo, 18.01.2001, disponible en ligne: http://www.elmundo.es/elmundo/2001/01/18/internacional/979781517.html. (Consulté le 07.07.2018).

[29] MACKENZIE, Eduardo, Les FARC ou l’échec d’un communisme de combat : Colombie 1924-2005, Paris : Publibook, 2012, p. 482.

[30] Ibid, p. 482.

[31] TICKNER, Arlene B. CEPEDA-MÁSMELA, Caroline. « La drogue dans les relations entre la Colombie et les États-Unis : bilan et perspectives », Alternatives Sud, Vol. 21, No 81, 2013, p. 89.

[32] BRITTAIN, James J. Op. cit, pp. 132-134.

[33] HUMAN RIGHTS WATCH. « Breaking the Grip? Obstacles to Justice for Paramilitary Mafias in Colombia », 16.10.2008, disponible en ligne: https://www.hrw.org/report/2008/10/16/breaking-grip/obstacles-justice-paramilitary-mafias-colombia. (Consulté le 07.07.2018).

[34] BRITTAIN, James J. Op. cit, pp. 132-134.

[35] INTENATIONAL CRISIS GROUP, « Colombia: President Uribe’s Democratic Security Policy », ICG Latin American Report No. 6, 2003, p. 4.

[36] GAYMARD, Véronique, « A la Une : Colombie, l’affaire des « faux positifs » », Radio France Internationale, Disponible : http://www.rfi.fr/ameriques/20150625-une-colombie-affaire-faux-positifs (Consulté le 14.06.2018)

[37] GRAJALES, Jacobo, « La terre, entre guerre et paix : politiques foncières et sortie de conflit en Colombie », Les études du CERI, No. 223,2016, p. 6. 

[38] Ibid, pp. 6-8.

[39] Ibid, p. 6.

[40] FARNSWORTH-ALVEAR, Ann. PALACIOS, Marco. GÓMEZ LÓPEZ Ana María (ed), The Colombia Reader: History, Culture, Politics. Durham & London: Duke University Press, 2017, p. 591.

[41] Ibid, pp. 565-598.

[42] AFP & REUTERS. « Colombie : victoire du non à l’accord de paix avec les FARC », Le Monde, 03.10.2016, Disponible en ligne : https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/10/03/colombie-victoire-du-non-a-l-accord-de-paix-avec-les-farc_5007006_3222.html. (Consulté le 03.08.2018). 

Category: